SNUipp-FSU 89

Syndicat National Unitaire des Instituteurs PEGC et Professeurs des écoles

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Pour l’Ecole, tous à Auxerre le 22 janvier, 14h30 !

mercredi 12 janvier 2011, par SNUipp 89

Vie Syndicale

Attention, cet article est ancien. N'hésitez pas à vous adresser à la section pour vous assurer que les renseignements qui y figurent sont toujours valables.

Les premiers documents carte scolaire nous ont été communiqués.
Il est prévu des pertes de postes pour tous les niveaux d’enseignement : 12 pour le premier degré, 8 pour les collèges, 21 pour les lycées et 15 pour les lycées professionnels

De ce fait, nous vous donnons

rendez-vous SAMEDI 22 JANVIER 14h30 sur la place de l’ARQUEBUSE

pour exiger une autre politique nationale
pour un vrai service public d’éducation au service de la réussite de tous.

Dans les écoles : -12 postes
(dotation décomposée comme suit :
+6 postes au niveau de la hausse démographique et
-18 postes au titre du schéma d’emploi décidé par le Ministère).

Le Recteur a clairement identifié comme principaux leviers d’actions académiques :

- l’augmentation du nombre d’élèves par classe ;

- la diminution du nombre d’emplois de remplacement affectés à la formation continue des enseignants ;

- la suppression de postes où les enseignants ne sont pas devant des classes (membres des RASED, Conseillers Pédagogiques Départementaux et d’autres fonctions).

Il est à noter que le caractère rural de notre département n’est plus pris en compte. Nous sommes pratiquement à égalité du nombre de postes pour 100 élèves avec la Saône et Loire et la Côte d’Or. Nous sommes inquiets pour l’avenir de nos écoles de 1 à 3 classes.
De plus, le taux de scolarisation des enfants de 2 ans dans notre département stagne à 8,66%. Il est de 14,54% dans l’académie. Les suppressions de poste envisagées ne vont pas l’améliorer.
Mais les conséquences seront d’autant plus vives en ZEP, là où les élèves ont le plus besoin d’école pour lutter contre les inégalités scolaires que PISA a relevées de manière alarmante. Les élèves en difficulté, trop souvent issus des milieux défavorisés, n’ont pas à payer la facture de cette politique éducative absurde.


Pour le 2nd degré,
les principaux leviers d’actions du schéma d’emploi concernent :

- la rationalisation de l’offre de formation lycée et lycée professionnel (les disciplines) ;

- l’optimisation du remplacement ;

- la réduction des décharges en lycée.

Dans les collèges : + 111 élèves et -8 postes ; on peut donc s’attendre à avoir des hausses d’effectifs par classe. Les collèges sont déjà le lieu où se cristallisent les difficultés, cela va donc empirer. La dotation, sur les mêmes bases, de l’Yonne et de la Côte d’Or, nie les spécificités de l’Yonne en terme de ruralité, de nombre de ZEP et de difficultés des élèves.

En lycée général et professionnel : + 73 élèves et -21 postes. Depuis l’an dernier, la FSU89 et le SNES disaient que la réforme des lycées était faite pour supprimer des postes. Le ministère assurait que ce ne serait pas le cas en affichant un nombre d’heures constant par division. L’an passé, le paquet a été mis sur la Seconde pour aller dans ce sens et les stagiaires en formation en ont fait les frais. Cette année, les autres leviers possibles ayant été épuisés (après les TZR il y a 2 ans, les stagiaires l’an passé), c’est la réforme de la 1ère qui vient à point ! Tronc commun en enseignement général permettant de regrouper encore plus d’élèves, réforme des STI qui permettra d’avoir moins de petits groupes, tentatives de réduction des décharges et autonomie des établissements qui permet une dérèglementation et qui instaure, via le conseil pédagogique, la concurrence entre les disciplines qui aspirent chacune à se retrouver dans les conditions les moins pires possibles.

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