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Syndicat National Unitaire des Instituteurs PEGC et Professeurs des écoles

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Le "Collectif pour l’Ecole dans l’Yonne"

mercredi 28 août 2002, par SNUipp 89

Le système scolaire

Attention, cet article est ancien. N'hésitez pas à vous adresser à la section pour vous assurer que les renseignements qui y figurent sont toujours valables.

- Ses membres :

o la Fédération de Parents d’Élèves FCPE
o des associations laïques : la Ligue de l’Enseignement, les Francas, le Cercle Condorcet..
o des mouvements pédagogiques : l’Institut Coopératif de l’École Moderne, les CEMEA, Groupe Français pour l’Éducation Nouvelle, Association Générale des institutrices d’École Maternelle, Association Française pour la Lecture...
o les principaux syndicats d’enseignants (FSU et ses syndicats, SE-UNSA, SGEN-CFDT, SDEN-CGT...)
o des syndicats de salariés (CFDT, CGT, UNSA...)

- Le collectif débat et travaille à plusieurs niveaux :
- des réunions entre ses membres, permettant l’approfondissement et l’enrichissement mutuel de ses membres, en particulier par l’étude de documents et le recours à des intervenants spécialisés.

- Des réunions publiques, des forums, départementaux, permettant de faire connaître et d’enrichir les travaux du collectif par des débats publics et des confrontations de points de vue.

- Des réunions et groupes de travail locaux, permettant de débattre entre parents, enseignants, citoyens, élus, au plus près du terrain, en confrontant les expériences et les réalités sociales et scolaires.

L’École fait débat dans notre pays, dans notre département, dans notre collectif. Mais plusieurs points font consensus :
Dans l’Yonne, les résultats scolaires des élèves peinent à arriver à la moyenne nationale (voir ci-dessous, analyses du Conseil Économique et social régional :
- les évaluations réalisées en CE2 et en 6ème placent le département dans le bas du classement national. Cette donnée est observée constante depuis 1989, date des premières évaluations.
- cette même tendance se retrouve au niveau du pourcentage d’une classe d’âge accédant au baccalauréat ; il se situe en dessous de la moyenne nationale.
- Par ailleurs, les tests réalisés lors des journées d’appel et de préparation à la défense (où 90% d’une classe d’âge, garçons et filles, subissent les tests de dépistage de l’illettrisme) font apparaître un pourcentage élevé de jeunes du département considérés comme illettrés (11,81% en 1999). Moyenne régionale : 10,69%).

Ces éléments, qui demandent à être analysés plus finement et complétés par d’autres sources d’informations, laissent augurer de difficultés du système éducatif départemental et de son environnement à réduire l’échec scolaire.

Comment travailler ?

Nous avons tous une idée sur l’École. Le débat sur l’école ne peut être exclusivement réservé aux "spécialistes"
Le collectif met en œuvre plusieurs initiatives :
- engager dans un premier temps une étude pour approfondir l’état des lieux et tenter d’élucider les raisons (sûrement très diverses) de cette situation. Et par conséquent, imaginer des propositions susceptibles de l’améliorer. La proposition de commencer par un audit de la situation départementale est actée comme premier objectif à atteindre.

- Mais au delà de l’audit, notre collectif a aussi vocation à débattre de toutes les questions d’éducation qu’il jugera nécessaire d’inscrire à son programme. Débats à huis clos et débats publics. Au niveau départemental mais aussi au niveau local. Entre acteurs "institutionnels", mais sans exclusive quant à une ouverture aux individus, aux citoyens.
Le Collectif est un lieu de réflexion, d’échanges et de formation. Cette intention est conditionnée par le nécessaire caractère pluraliste et contradictoire des débats et par la capacité des acteurs à les aborder dans la sérénité.

Elle réaffirme au fond que l’éducation est historiquement une question politique dans la République et qu’elle concerne les citoyens avant même de concerner " les spécialistes ".
Cependant, le Collectif n’a pas vocation à se substituer aux initiatives spécifiques de ses composantes. Il va de soi que les initiatives syndicales, associatives, etc.... ne sont en rien conditionnées par ses travaux, même si nous souhaitons qu’ils leur soient utiles.
Il se donne les moyens de rencontrer les responsables politiques locaux (élus, représentants de l’État et des administrations, du Conseil Général...) pour présenter leur démarche, les y associer et solliciter les concours nécessaires.

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