SNUipp-FSU 89

Syndicat National Unitaire des Instituteurs PEGC et Professeurs des écoles

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Carte scolaire : « Acta non est fabula ! »

dimanche 13 décembre 2009, par SNUipp 89

Vie Syndicale

Attention, cet article est ancien. N'hésitez pas à vous adresser à la section pour vous assurer que les renseignements qui y figurent sont toujours valables.

Le premier groupe de travail sur la carte scolaire s’est tenu vendredi 4 décembre. Comme lors des CTPD et CDEN de l’automne, on nous prépare, à mots couverts, à une dotation encore inconnue mais probablement fortement négative pour le département. Les petits rattrapages des années dernières, qui couvraient tout juste l’augmentation de la démographie, risquent bien de disparaître en une seule fois. Principales touchées : les écoles de ZEP.

L’hiver risque d’être chaud ! Notre Inspecteur d’Académie, jamais avare d’une citation, a toutes les raisons de craindre un «  casus belli ».

Les règles qui régiront l’élaboration de la carte scolaire 2010 ont été présentées. L’IEN adjointe de l’IA nous affirmé que celui-ci avait le souci de l’équité et qu’il n’y aurait pas de passe-droits. Les documents distribués sont présentés comme des bases de travail. Quid novi ?

  1. L’Inspecteur d’Académie remet à l’honneur des seuils d’ouverture et de fermeture, sous le nom de capacités d’accueil. Les écoles y sont distinguées selon qu’elles sont maternelles, en ZEP ou en RPI (voir document joint)
  2. Les postes SAF (Soutien aux Apprentissages Fondamentaux), implantés surtout en ZEP, sont comptés dans les postes de l’école.

Nous avons retrouvé les seuils en vigueur dans l’Yonne jusqu’en 2001 et, premier constat : une dégradation notamment pour les écoles de ZEP !

Nous avons par ailleurs fait fonctionner les seuils présentés sur la base des effectifs constatés à cette rentrée 2009 et il ressort un solde négatif de... 81 postes, dont, évidemment, la totalité des postes SAF. En particulier, les ZEP rendraient 10 % de leurs moyens ! Certaines écoles rendraient jusqu’à 3 postes !

Aux oubliettes le rapport de l’IGEN qui préconisait une discrimination positive en faveur du département ! Oubliés le travail de « l’Ecole Que Nous Voulons dans l’Yonne », le rapport de l’IREDU, la concordance de tous les indicateurs mettant en évidence le retard du département ! Même les très contestables évaluations CE1 et CM2 de l’an dernier s’obstinent à mettre les écoliers de l’Yonne de 4 à 6 % derrière la moyenne des français.

Dans ces conditions, avec cette perspective nationale de suppressions massives d’emplois, le SNUipp, comme les autres organisations, a refusé de rendre un avis.

Afin de demander à l’Inspecteur d’Académie quelle politique il comptait mettre en œuvre en faveur d’une meilleure réussite scolaire, la FSU devait être reçue en audience par l’Inspecteur d’Académie mercredi 9 décembre. Hélas «  Diem Perdidi », celui-ci était retenu au rectorat à Dijon. Il nous recevra jeudi 17 .

Rendez-vous donc en janvier et février, éventuellement dans la rue ou dans la cour de l’Inspection, et «  Qui habet aures audiendi, audiat ! »


- Acta non est fabula : La pièce n’est pas jouée
- Quid novi ? : quoi de nouveau ?
- Diem perdidi : j’ai perdu ma journée
- Qui habet aures audiendi, audiat ! : Que celui qui a des oreilles entende !

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