SNUipp-FSU 89

Syndicat National Unitaire des Instituteurs PEGC et Professeurs des écoles

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Maternelle

jeudi 10 septembre 2009, par SNUipp 89

Vie Syndicale

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« Oh ! A la maternelle, on apprend ! »

Qui aurait cru qu’il soit nécessaire de le rappeler au ministre de l’Education en personne ? Ce fut pourtant le scénario de l’an dernier avec la remise en cause de la professionnalité des enseignants de l’école maternelle et de l’importance du rôle de la scolarisation des jeunes enfants... Des signatures de la carte pétition du SNUipp aux journées de grèves et de manifestations, les mobilisations ont obligé le ministre à certains reculs, écrivant notamment au SNUipp : « L’école maternelle est une vraie école, sur le fondement d’une pédagogie et de modalités d’organisation spécifiques prenant en compte les besoins des jeunes enfants. »

La scolarisation avant trois ans a été fortement attaquée, ne permettant plus de vrais débats sur la question. « La scolarisation des tous petits pose deux types de questions. D’abord, est-elle utile à l’enfant et permet-elle d’améliorer les résultats scolaires ? Je n’ai pas d’avis définitif sur le sujet car les multiples controverses n’ont pas permis de trancher le débat » disait Xavier Darcos l’an dernier. Pourtant la note de la DEP de 1998 et les travaux de l’IREDU établissent le lien entre cette scolarisation et la réussite du parcours scolaire. Les résultats des recherches d’Agnès Florin révèlent également les aspects très positifs de la scolarisation des deux ans. Même au plan financier la Cour des Comptes souligne que « le coût est moindre si l’enfant est accueilli en maternelle plutôt qu’en établissement d’accueil ». Quant aux familles, elles sont très favorables à l’école maternelle (cf. sondage CSA/SNUipp août 2007 et 08).

Pour les élèves, continuons d’exiger des conditions d’accueil adaptées, un encadrement de qualité, la possibilité d’aménager le temps scolaire et, dès que nécessaire, une aide spécialisée effectuée par les membres du RASED. Pour les enseignants, dans le cadre de la reconnaissance de la spécificité de cette école, il faut une formation initiale et continue développée. C’est le sens d’un additif au référentiel de compétences des enseignants, élaboré en fin d’année dernière par le ministère et l’AGEEM. La mise en place d’IEN maternelle pourrait être un levier pour améliorer les formations, mais pour l’heure le flou demeure...

Il nous appartient d’agir et d’apporter des propositions fortes, pour éclairer le débat et défendre cet indispensable maillon de notre système éducatif, pris comme modèle par de très nombreux pays à travers le monde.

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