SNUipp-FSU 89

Syndicat National Unitaire des Instituteurs PEGC et Professeurs des écoles

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S.M.A.

jeudi 24 septembre 2009, par SNUipp 89

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Attention, cet article est ancien. N'hésitez pas à vous adresser à la section pour vous assurer que les renseignements qui y figurent sont toujours valables.

Le gouvernement a imposé dés la rentrée 2008 un droit d’accueil dans les écoles maternelles et élémentaires les jours de grève. (Loi n° 2008-790 du 20 août 2008), en réponse à la mobilisation des enseignants du premier degré qui, au côté des parents, lycéens, étudiants, militants des mouvements pédagogiques et associations complémentaires de l’école.
Se sont ajoutées l’obligation pour les enseignants des écoles de faire une déclaration individuelle d’intention de faire grève 48 heures avant la date de la journée de grève afin de permettre l’organisation de ce service et pour les organisations syndicales qui déposent un préavis, l’obligation de procéder à une négociation préalable (Décret n°2008 -1246 du 1 décembre 2008).
Et cela sans aucun dialogue social !

Ces nouvelles dispositions aboutissent à :
*une restriction de l’exercice du droit de grève des enseignants qui ont toujours montré leur capacité à se mobiliser
*un report sur les collectivités locales de la responsabilité de l’Etat
*une remise en cause des missions de l’école

Le gouvernement devrait d’abord s’interroger sur les conditions habituelles d’accueil des élèves : non remplacement de maîtres absents, allongement de la durée de la journée scolaire, classes surchargées, programmes rétrogrades et passéistes, évaluations « couperet », aides spécialisées diminuées au profit des stages de remise à niveau et de l’aide personnalisée, 2 ans exclus de la maternelle, jardins d’éveil, réforme de la formation des maîtres dans la précipitation ...

En dépit des nouvelles dispositions contraignantes, la mobilisation a été massive l’an dernier, avec plus de deux enseignants sur trois en grève en octobre ou en janvier.

L’annonce de 34 000 suppressions de postes dans la Fonction publique pour la rentrée 2009 laisse augurer que le recours à la grève sera sans doute encore nécessaire. Le SMA ne saura y faire obstacle.

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