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Syndicat National Unitaire des instituteurs, professeurs des écoles et PEGC

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Donner du sens aux apprentissages

mardi 16 décembre 2003, par Cordillot Daniel

Projets pédago, séjours culturels, classes transplantées

Attention, cet article est ancien. N'hésitez pas à vous adresser à la section pour vous assurer que les renseignements qui y figurent sont toujours valables.

Depuis cette rentrée, deux classes de CM1 de l’école Paul Bert, située dans la ZEP de Sens, sont engagées dans un projet appelé « Euroschool ». Celui-ci est mené sous l’égide de la ligue de l’enseignement et se situe, pour l’instant, dans un cadre expérimental.
Mais que cache donc ce sigle ?
Nous sommes allés en parler avec les collègues engagées dans cette expérience.

Il s’agit d’un projet d’échanges européens entre des écoles primaires. Ces échanges se déroulent via internet et le courrier électronique. Il est pour l’instant expérimental et limité à trois pays (la France, la Belgique et l’Allemagne), mais devrait, dès mars 2004, s’ouvrir à toute l’Europe.
Il y a donc mise à disposition, à travers un site internet (ouvert au public), d’un outil permettant des contacts et des rapprochements entre différentes écoles.
Celles-ci, une fois entrées dans le projet, peuvent soit échanger directement, soit mettre des travaux en ligne sur le site.

Pour les collègues, ce projet permet d’être plus exigeant sur la qualité des productions et recherches, afin de les rendre « communicables ». Il leur permet également de porter un autre regard sur leur travail, les motive et les valorise.
En revanche, il demande une implication et un travail considérable aux collègues impliqués qui reconnaissent que sans la présence d’une « MRS » (enseignante déchargée de classe par choix de l’équipe de l’école qui accepte de se « répartir » les élèves d’une classe pour dégager un collègue), ce travail n’aurait pas pu ce faire. A noter que depuis des années nous demandons une reconnaissance de la spécificité de ces postes par l’IA pour la carte scolaire. Jusqu’à ce jour, nous nous heurtons à un refus.

A travers les échanges télématiques, les collègues souhaitent mettre en place des « défis scientifiques » auxquels l’école participe depuis plusieurs années.
L’échange avec l’Allemagne permet aussi de donner une autre dimension à l’apprentissage des langues vivantes, et de se rendre compte que cette barrière linguistique n’empêche nullement des échanges fructueux.
Enfin, l’utilisation des outils informatiques prend un autre sens.
La télématique permet une simplification des échanges (abolition du temps et de l’espace) et donne la possibilité d’associer les familles qui ont accès (à condition d’être équipées) au site internet. C’est donc là l’occasion de valoriser le travail des enfants aux yeux de leur famille.
Petit regret, pour l’instant, il semble difficile d’organiser des rencontres physiques entre les élèves du fait de contraintes réglementaires sont trop fortes pour obtenir des financements.

Cerise sur le gâteau, les élèves de l’école ont pu, exceptionnellement, participer à trois vidéo rencontres, mises en place dans le cadre du salon de l’éducation.
Si les collègues regrettent que les médias n’aient retenu que cet aspect spectaculaire du projet, elles n’en souhaitent pas moins pouvoir renouveler l’expérience. Encore faut-il pour cela résoudre les nombreux problèmes matériels et techniques qui se posent. Dans l’immédiat, les échanges sous forme de courrier électronique et de dossiers mis en ligne vont se développer.

Pour en savoir plus :

le site Euroschool

Le site de l’école P Bert de Sens

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