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Suicide de notre collègue Christine RENON : la responsabilité de l’administration reconnue !

vendredi 3 janvier 2020, par Marianne Grignon

CHSCT

La mort tragique de notre collègue sur son lieu de travail et sa lettre ont eu un impact important dans toute la profession provoquant une immense réaction par de multiples marques de solidarité (messages, rassemblement, grève...) lors de la journée du 3 octobre. Ce jour là, était réuni le CHSCT départemental où les représentant-es des personnels demandaient à l’administration de reconnaître l’imputabilité au service : ils avaient reçu un avis défavorable. Lors du CHSCT ministériel, les représentant-es des personnels ont insisté auprès du Directeur général des ressources humaines afin que tout soit mis en œuvre pour que un tel acte ne se reproduise plus au sein de l’Éducation nationale

Le SNUipp-FSU a accompagné les ayant-droits de la famille pour qu’ils fassent la démarche difficile de demande de reconnaissance d’imputabilité au service afin d’obtenir la reconnaissance de la responsabilité de l’administration dans le décès de Christine.

Le courrier laissé par Chistine Renon, la mobilisation unitaire, intersyndicale, la pression de tout-es les personnel-les de l’éducation nationale et "l’ensemble des éléments versés au dossier" ont certainement été à l’origine de la décision de la DSDEN 93 de reconnaître le 11 décembre 2019 l’imputabilité au service pour le décès de notre collègue.

Grâce à la mobilisation départementale et nationale de toutes et tous, Christine Renon n’a pas été "réduite" à une personne dépressive et fragile mais a été reconnue comme une enseignante professionnelle qui a vouée toute sa vie à l’éducation nationale.

Nous devons maintenant continuer à revendiquer une amélioration des conditions de travail des directeurs et directrices d’école, des enseignant-es et plus largement des personnels de l’Éducation nationale. Face à un ministre qui souhaite le bonheur d’enseignant-es qui lui feraient confiance, il faut que nous restions vigilant-es et mobilisé-es sur la question de la transformation du métier et de son cadre statutaire pour créer l’enseignant du XXIème siècle. Il en va de l’avenir de notre profession et du service public d’éducation

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