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Nouvelles mesures : ce qui impacte les écoles à la rentrée.

mardi 28 août 2018, par SNUipp 89

défense du service public

Les propositions du ministre sont bien en-deçà des enjeux de l’école d’aujourd’hui. Pour être à la hauteur, il faut cibler les vrais besoins : baisse des effectifs, formation, lutte contre les inégalités, réussite de l’inclusion. C’est ce qu’a rappelé le SNUipp-FSU lors de sa conférence de presse nationale de rentrée lundi 27 août en présence de nombreux journalistes.

Les propositions du ministre sont bien en-deçà des enjeux de l’école d’aujourd’hui, a rappelé le SNUipp-FSU lors de sa conférence de presse nationale de rentrée lundi 27 août matin, en présence de plus de vingt journalistes.

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Nouveaux programmes

Des ajustements des programmes 2016 entrent en vigueur à la rentrée
2018. Le 12 juillet 2018 une large majorité du Conseil supérieur de l’éducation a décidé de quit ter la salle dénonçant la méthode qui consiste à modifier des programmes pendant les vacances scolaires, tout autant
que les contenus qui sonnent le retour des programmes de 2008 rejetés
par la communauté éducative et sanctionnés par les dernières évaluations. Consacrés aux fondamentaux « lire, écrire, compter, respecter autrui », ces ajustements remettent en cause l’esprit des programmes de 2016. L’Éducation morale et civique en fait particulièrement les frais : les compétences ne sont plus acquises à travers l’expérience de situations
vécues par les élèves mais dispensées par un enseignement magistral
directif. Une autre logique s’impose ,délaissant une démarche pédagogique intégratrice où les compétences sont mises en cohérence dans un projet porteur de sens, au profit d’enseignements segmentés fondés sur l’entraînement de procédures à automatiser.Des repères annuels produits par la DGESCO sont à venir remettant en cause la progressivité
des apprentissages au sein des cycles.

Les évaluations

Trois évaluations standardisées sont prévues
 : à l’entrée du CP et du CE1 (fin septembre et début octobre) et mi - CP (février/mars 2019).
Uniquement consacrées au français et aux mathématiques, ces
évaluations dessaisissent les enseignants du travail d’élaboration d’
outils au service de la conception d’enseignements adaptés à leurs élèves et au contexte de leur classe.
Une procédure chronophage : les réponses de chaque élève seront
saisies en ligne. Leur interprétation se fera de manière automatisée par
un logiciel dédié dépossédant les équipes du travail d’analyse.
Un kit de communication est destiné aux directions d’école pour
présenter le dispositif aux familles.
Un dispositif qui entretient la confusion sur les objectifs des évaluations (pilotage du système ou aide aux apprentissages ?) et comporte le risque d’une mise en concurrence.des écoles. Cela peut engendrer un bachotage préjudiciable aux élèves, comme cela a pu être observé dans les pays anglo-saxons.

Animations pédagogiques

Les 18 heures d’animations pédagogiques seront consacrées exclusivement au français et aux mathématiques, dans un contexte de repli généralisé de la formation continue.
Au cycle 2, l’accent est particulièrement mis sur la lecture (code, fluidité, compréhension) et en cycle 3 sur l’étude de la langue (grammaire, orthographe, vocabulaire).
Les préconisations pour la maternelle, supposées s’inscrire dans la continuité des Assises de mars 2018, sont plus floues. D’autant que les enseignants de maternelle pourront être conviés aux formations à destination du CP.
Le SNUipp - FSU dénonce la réduction du champ des animations pédagogiques qui doivent continuer à répondre aux besoins des équipes pédagogiques et proposer des contenus ambitieux qui permettent aux enseignants de faire progresser leurs élèves dans tous les domaines.

Redoublement

Un décret, rejeté par le CSE en décembre 2017, mais paru au BO en février 2018 assouplit le cadre du redoublement. Il conserve un caractère exceptionnel mais il n’est plus restreint à la seule situation qui permettait de « pallier une période importante de rupture des apprentissages scolaires »
. Il s’applique plus généralement en cas de « difficultés importantes d’apprentissage », à l’échelle de l’année scolaire. Le redoublement peut donc être prononcé en cours de cycle, ce qui constitue une rupture historique avec la politique des cycles.
En l’absence de mesures préventives d’ampleur (baisse des effectifs, scolarisation précoce, formation initiale et continue à la gestion de l’hétérogénéité, reconstruction des RASED, généralisation du « Plus de maîtres », dispositifs d’aide dans la classe sur temps scolaire), cet assouplissement n’apporte aucune réponse durable à la problématique de la grande difficulté scolaire.

Pour être à la hauteur, il faut cibler les vrais besoins : baisse des effectifs, formation, lutte contre les inégalités, réussite de l’inclusion... Et travailler en concertation avec les enseignantes et enseignants qui ne sont pas de simples exécutants

Retrouvez l’intégralité du dossier de presse ici

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