SNUipp-FSU 89

Syndicat National Unitaire des instituteurs, professeurs des écoles et PEGC. Elections Professionnelles 2018 : Votez et faites votez SNUipp-FSU

Accueil > Le SNUipp-FSU > Vie Syndicale > Audiences > Venue du Ministre à Dijon, la FSU reçue en audience

Venue du Ministre à Dijon, la FSU reçue en audience

Le SNUipp-FSU a été reçu au sein de la délégation FSU la conseillère du Ministre et par la secrétaire générale du Rectorat.

mercredi 7 mars 2018, par SNUipp 89

Audiences

En marge de la venue du ministre au Lycée Carnot de Dijon, la FSU Bourgogne a été reçue par Isabelle Bourhis, conseillère du Ministre, et par la secrétaire générale du Rectorat, Isabelle Chazal.

Les représentant du SNUipp-FSU ont pu aborder les sujets liés à notre académie et à nos départements.

Fonction publique

La FSU a d’abord mis en lumière les projets nocifs du gouvernement pour la fonction publique, comme la suppression de postes de fonctionnaires, le recours massif aux vacataires, l’instauration du jour de carence, le gel du point d’indice, le report de mesures salariales favorables aux fonctionnaires (PPCR), la rémunération au mérite (création de la classe exceptionnelle notamment). La FSU a porté le message de fonctionnaires attachés au service public qui demandent une juste rémunération et une amélioration de leurs conditions de travail, notamment en abondant les postes là où il y en a besoin. Pour toutes ces raisons, la FSU dans son ensemble appelle les salariés à se mettre en grève le 22 mars 2018.

Éducation prioritaire

Le SNUipp-FSU a dénoncé l’appréciation des critères à l’unique niveau du second degré. Nous savons bien que nombreuses écoles ont une réalité bien plus difficile que leur collège de secteur, faute de mixité dans le premier degré. Cela doit faire l’objet d’une reconnaissance de l’institution par l’intégration au dispositif REP des établissements concernés.

Pour Mme Bourhis, le Ministère entend connaître au mieux les situations avant d’engager les débats avec les partenaires sociaux à la fin 2018. Elle annonce que les décisions seront prises conformément au calendrier imparti (début 2019). Le SNUipp-FSU a donc mis en évidence le décalage entre ce discours et la récente décision de la Rectrice de Bourgogne de sortir du dispositif (hors délais et sans négociation) les groupes scolaires St Exupery et Kergomard à Chalon sur Saône. Cette décision semble d’autant plus précipitée qu’elle fait fi d’une appréciation de la situation sur l’ensemble du quartier des Prés St Jean, ce qui valoriserait pourtant la réalité des 4 groupes scolaires implantés (Maurice Cortot et Anne Franck s’ajoutant aux deux premiers).

Le SNUipp71 a toutefois obtenu la garantie que la demande d’audience du collectif pour l’intégration des Prés St Jean en REP soit acceptée. Nous aurons donc enfin l’occasion de confronter nos positions avec celles de la Rectrice. Notre refus de nous entretenir uniquement avec l’IA-DASEN a donc été payant.

Le Ministère ne semble plus opposé à ce que des écoles intègrent le dispositif REP sans leur collège afférent. Cette fenêtre de discussion permet d’envisager que des écoles ayant récemment perdu l’estampille reviennent en REP. Si cela reste à confirmer, le SNUipp-FSU continuera ses efforts pour accompagner les écoles concernées.

CP-CE1 dédoublés en REP

Le SNUipp-FSU n’a pas d’opposition de principe à ce que des moyens particuliers soient alloués là où il y en a le plus besoin. Le problème exposé à la conseillère du Ministre est que cette dotation se fait à moyens constants, ne lui en déplaise. Cette absence de postes lèse les autres écoles, notamment celles du rural et les maternelles. Le SNUipp-FSU lui a rappelé qu’il estime ainsi à 6400 le nombre de créations nécessaires pour répondre aux besoins de dédoublement, et fait constater au ministère que seulement 3880 postes ont été créés à cet effet. Cela remet donc en cause la qualité de l’offre éducative sur l’ensemble du territoire, ce qui n’est pas acceptable. La Secrétaire Générale a dit ne pas partager notre vision des choses argumentant que la baisse de plus de 500 élèves aurait déboucher sur une baisse plus grande de postes ! Le SNUipp-FSU lui a répondu qu’il faut se détacher de cette vision purement comptable ! Puisque la Saône et Loire est rurale, il y a près de 600 écoles dans le 71 (ce que ne savait pas la conseillère du ministre) ! La baisse des effectifs ne représente qu’un élève en moins par école ! Cela ne peut pas justifier les suppressions de postes. Voilà pourquoi nous devrons nous préparer à combattre de nombreux projets de fusions à l’avenir, car elles facilitent les fermetures.

Plus généralement, la difficulté scolaire doit être combattue par la recomposition des RASED (postes et formation), l’implantation de dispositifs permettant d’organiser la classe en groupes restreints (les PDMQDC, par exemple), la fin de la prise en charge de la difficulté en dehors du temps de classe (suppression des APC), et l’accompagnement ambitieux des élèves dès la maternelle.

Temps de travail des professeurs des écoles

Sur les APC, la nouvelle n’est pas bonne. Le Ministère prévoit d’utiliser ce temps pour palier à la difficulté de compréhension de lecture ! Comment peut-on encore prétendre que les élèves en difficulté tireront profit d’un temps d’apprentissage qui s’ajoute aux 24 heures de classe hebdomadaires ? Le SNUipp-FSU a rappelé une fois de plus au Ministère sa volonté de voir la suppression des APC, mais aussi l’abrogation de la circulaire des 108 heures, témoignage passéiste du contrôle tatillon du temps de travail des enseignants qui pourtant, selon les services de la rue de Grenelle (DEPP), travaillent en moyenne 44 heures par semaine...

Mutations interdépartementales

Le Ministère, s’il dit comprendre les difficultés des collègues, n’a pas trouvé de solutions durables depuis de longues années sur cette question. L’équipe Blanquer devra faire preuve d’inventivité pour sortir du lot. Il annonce être disposé à changer les règles pour faciliter la mobilité inter-départementale. Le SNUipp-FSU, prudent vis-à-vis d’un discours connu et répétitif, demande des preuves à l’appui. Ainsi, les bonifications pour les demandes répétées vers un même département doivent être amplifiées. De même, des efforts doivent être réalisés pour désenclaver les départements desquels il devient parfois impossible de sortir (en Bourgogne l’Yonne, mais aussi la Nièvre).

Postes à profil

Madame Bourhis a soigneusement évité de répondre sur le sujet... à croire que le thème fâche. Difficile d’imaginer d’ailleurs la conseillère du Ministre défendant la multiplication des postes à profil devant le SNUipp-FSU opposé à leur dangereuse propagation. Même si le Ministère reste droit dans ses bottes sur la question, nous continuerons de marteler nos positions (suppression des postes à profil et obtention des postes au barème après vérification des élus du personnel). Le SNUipp reviendra une fois de plus à la charge au niveau départemental et national.

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Votre message

Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

'