SNUipp 89

Syndicat National Unitaire des instituteurs, professeurs des écoles et PEGC

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Dyslexique, vraiment ?

samedi 29 mars 2003

Dossier dyslexie

Attention, cet article est ancien. N'hésitez pas à vous adresser à la section pour vous assurer que les renseignements qui y figurent sont toujours valables.

L’avis du Dr.Auguste Nguyen, psychiatre psychanalyste, CMPP Auxerre

Propos recueillis par Christophe Gentaz pour le SNUipp 89

1) Pour vous qu’est-ce qu’un trouble spécifique du langage ?

Dans le plan d’action publié par le gouvernement Jospin, il s’agit d’un postulat lexical et sémiologique selon leurs auteurs : utiliser " trouble spécifique du langage écrit " à la place de " dyslexie " et "trouble spécifique du langage oral " à la place de " dysphasie ". Hormis l’acceptation d’une traduction littérale de l’américain, si c’est du français, cet énoncé pose la question : qu’est ce que c’est qu’un trouble non spécifique ?

Le mot trouble est synonyme de désordre, perturbation selon le Robert et se réfère à une norme. Pris dans le sens médical il se réfère à une maladie. Faut-il conserver le mot " dyslexie " ou " dysorthographie " ? Ils ont l’inconvénient de leur consonance savante qui évoque une entité ou une maladie dont seraient atteints certains enfants.

Il est spécifique à qui ? au vieillard, à l’enfant, aux immigrés ?

Les mots ont la vie dure et il faudra sans doute plus d’un décret ministériel pour les supprimer. La preuve c’est que enseignants et familles n’ont pas manqués de l’utiliser .

2) En quelques mots pourriez-vous nous donner une définition de la dyslexie, puis de la dysphasie ?

La dyslexie est classiquement définie comme étant un trouble de l’apprentissage de la langue écrite avec une origine pluri-factorielle. René Diatkine définit la dysphasie "comme un ensemble d’anomalies d’évolution du langage désignées aussi par ordre croissant de gravité sous les termes de retard simple de langage, retard de langage, audimutité, surdité verbale congénitale. A un premier examen, ce groupe comprend des enfants dont le langage ne se développe pas, ou se développe insuffisamment sans qu’une anomalie de développement intellectuel global ou qu’un défaut d’audition ne puisse expliquer cette insuffisance ou cette absence ".

3) Selon vous, faut-il d’abord maîtriser le langage oral, pour réussir à maîtriser ensuite le langage écrit ?

L’association trouble du langage oral /trouble du langage écrit reste très controversée. Certains pensent que ces "deux systèmes de signalisation", selon l’expression des linguistes, sont étroitements liés. D’autres considèrent que ces 2 pathologies ne sont pas directement liées. En effet les troubles du langage oral ne provoqueraient de retard de lecture que dans 1/5 des cas (Ingram et al, 1970) cité par A. Van Hout neuropédiatre, service de Neuropédiatrie Cliniques Universitaires St Luc Bruxelles - dans l’ouvrage "les dyslexies" Masson ed p25.

Nous remarquons, dans notre pratique que certains enfants présentant un trouble sévère de l’acquisition du langage oral versant expression, peuvent entrer de manière tout à fait correcte dans le langage écrit. Celui ci sert alors de support concret pour améliorer leur expression orale.

4) Peut-on dépister les futurs dyslexiques avant 6 ans ?

Il semble très difficile et même impossible de penser, de donner le nom de "dyslexique" ou "futur dyslexique" avant la première année d’apprentissage de la lecture.

Cette position nous parait tout à fait illustrée par B.Piépart, service d’Audio-phonologie Bruxelles dans "Dyslexies" p101 : "les premières orthophonistes (Borel Maisonny, 1950 ; de Maistre, 1968) avaient été frappées par l’importance numérique de ces erreurs (confusions, inversions ...) dans la lecture des enfants qu’elles avaient en rééducation et, faute de temps pour effectuer un contrôle chez les enfants qui acquièrent normalement la lecture, elles en ont fait un critère de dyslexie, rapidement suivies des milieux scientifiques et du grand public.

La conception actuelle est plus nuancée : avec le recul d’une trentaine d’années, on sait que ces fautes se présentent de manière transitoire chez tous les enfants confrontés à l’apprentissage de la lecture orale (Chiland,1971 ; Dehant, 1968 ; Jadoulle, 1962 ; Malmquist,1960) et on ne considère plus comme signe d’une pathologie que la persistance de ce type d’erreurs dans la lecture orale d’enfants âgés de plus de 7 ans (Klees-Delange,1977)."

5) Quels peuvent être les facteurs qui contribuent aux Difficultés d’Apprentissage de la Langue Écrite (les D.A.L.E) ?
On ne possède pas vraiment " la théorie " qui puisse expliquer toutes les situations d’échec des apprentissages scolaires, ce qui fait que chaque corporation (pédagogues, psychologues, médecins etc..) essaie de trouver une origine à ce phénomène (un organe à incriminer pour les médecins) surtout depuis qu’il a pris des proportions importantes avec l’arrivée en masse des enfants dans les écoles. On a cependant quelques données vérifiées pour réfléchir.

Beaucoup d’études contemporaines commencent par constater que le travail à l’école repose essentiellement sur la transcription, aussi fidèle que possible, de l’oral vers l’écrit et de l’écrit vers l’oral. (sauf chez les constructivistes l’inspecteur Foucambert en France dans les années 80 - qui soutiennent que la pratique de la langue écrite, n’a pas à être parlée. : c’est un processus visuel, on doit amener l’enfant à le découvrir, à en extraire la signification mais on ne " l’enseigne " pas, pas plus qu’on enseigne à parler ; il y a une argumentation solide et critique de cette méthode que vous pouvez trouver dans les travaux de Lilianne Lurçat qui est l’élève de H.Wallon : " la destruction de l’enseignement élémentaire et ses penseurs ")

Quelle que soit la méthode utilisée, les enfants qui bénéficient pleinement du cours préparatoire savent lire avant qu’on ait fini de leur apprendre. L’enseignant lui donne un certain nombre de clés, et l’enfant construit un système lui permettant de lire ce qu’on ne lui a pas encore enseigné. Quand ce fonctionnement ne se met pas en forme, l’enfant ne peut pas se souvenir de la quantité d’informations éparses qu’il reçoit, et il est nécessaire de recommencer par le début ou autrement.

Le concept de conscience phonétique décrit par Suzanne Borel-Maisonny avec beaucoup de pertinence pour les enfants en difficulté, ne s’applique guère pour décrire l’appropriation très rapide de la structure de l’écrit.
En dehors des cas exceptionnels de dysphasie grave, les enfants qui entendent bien, reçoivent le langage oral et en décryptent les oppositions phonétiques sans confusion. Il n’est pas nécessaire qu’ils aient "conscience" de la structure phonologique de la langue pour passer à la langue écrite.
Un petit groupe d’enfants apprennent l’orthographe sans difficulté ; ils ont souvent appris vite à lire, et on voit se développer chez eux un goût pour le code et un grand intérêt pour la morphologie des mots. L’aspect formel de la langue écrite est très vite investie à partir du plaisir de la découverte du contenu.

Les autres abordent la langue écrite péniblement et n’éprouvent aucun plaisir à jouer avec. On assiste alors à un désintérêt qui exclut le système formel de la langue écrite des investissements de l’enfant.

Que manque-t-il aux autres que l’enfant lecteur possède ?

- Chez l’enfant lecteur, même si tous ne sont pas des enfants d’intellectuels, leurs parents sont souvent des lecteurs.

- Ils ont généralement vécu une petite enfance dans de bonnes conditions, à la fois stimulés et protégés. - Les parents qui se sont occupés d’eux leur ont parlé dans cette forme particulière d’illusion anticipatoire qui consiste à considérer le nourrison comme un interlocuteur, tout en sachant par ailleurs qu’il ne saisit que l’intention de communiquer et un état émotionnel à partager. ( "le bain de parole")

- Bien avant de fréquenter l’école, les futurs lecteurs ont expérimenté le plaisir que peut leur apporter la langue écrite. Ils ont aussi developpé la faculté de parler hors necessité : jeux de langage sans désir d’informer autrui, itérations agaçantes mais qui sont considérées comme signes de bonne santé, hors de la contrainte des processus défensifs pour lutter contre l’angoisse

"Aborder la langue écrite nécessite d’être capable de supporter de jouer avec le jeu proposé par un autre. Être scolarisé, c’est pouvoir s’intéresser à ce qui ne vous concerne en rien".(René Diatkine)

- Importance de la répétition (itération des lallations, de jeux de langage, des comptines, de l’histoire racontée chaque fois dans les mêmes termes, des bandes dessinées feuilletées puis relues tout autant que les vieux livres) toutes répétitions familières du monde de l’enfant apparaissent comme les conditions indispensables en coulisse pour qu’en classe un élève progresse régulièrement, sans retour en arrière.

Pour que tout aille bien, des conditions matérielles doivent être réunies : présence suffisante de parents disponibles, lieu convenable familier où l’enfant puisse se sentir a l’aise (ce qui exclut les changements trop nombreux et les placements répétés), temps libre assez large (méfions-nous aussi des collectivités où nécessairement des "activités" occupent toutes les heures de la vie), permanence des personnes s’intéressant à l’enfant.

De nombreux enfants sont élevés dans des conditions toutes différentes. Ils ont été malmenés dans leurs premières années, leur existence est encore inconfortable, n’ayant souvent pas d’autre lieu de vie, pour ce qu’on appelle aujourd’hui le temps périscolaire, que l’étude, les garderies ou la rue. Peut-on les intéresser à ce que l’école devrait leur apporter en les faisant parler de leur vie rude et grise ? Connaissance et rêverie ne sont pas séparables. Il faut avoir la représentation d’autre chose pour qu’apparaisse le désir d’un changement.

Certains enfants sont dans des conditions de vie convenables mais ils sont encore empétrés dans une démarche d’inviduation. Avoir un compagnon contraphobique actif suffit parfois à calmer l’angoisse et à permettre une production mentale mais cette situation reste épisodique même à l’école maternelle.

6) Quelle est votre approche des troubles du langage au CAMPS-CMPP d’Auxerre ? Et avez-vous constaté une recrudescence ces dernières années ?

Non

Je parlerai essentiellement des D.A.L.E car les dysphasies pures sont rares et posent d’autres questions théoriques mais la méthodologie d’approche reste la même. Un abord thérapeutique multipolaire (orthophonie + groupe ou thérapie de famille) donne de bons résultats.

L’échec au CP est traumatique pour tous les enfants ceux de milieux d’intellectuels comme pour ceux de milieux défavorisés. Ils sont blessés devant cette connivence que ceux qui savent lire ont avec leur maitre et il se sentent exclus. Le tact des enseignants, leurs efforts compréhensifs n’évitent ni n’effacent ce traumatisme devant lequel il va s’organiser.

Il s’agit donc d’un sujet souffrant que ses parents vont amener consulter, qu’ils soient eux-mêmes affectés par cet échec ou indifférents ; un sujet avec sa singularité et son histoire. C’est pourquoi les difficultés d’apprentissage de la langue écrite doivent être considérées comme un symptôme qu’il convient de resituer dans l’économie psychique de l’enfant et d’en apprécier les enjeux familiaux.

Notre option de travail a toujours été une approche globale multidisciplinaire et multidimensionnelle avec une abord psychodynamique de la personnalité du sujet mais nous n’excluons pas de faire appel à d’autres spécialistes (pédiatre, ORL, neurologue, neuropsychologues etc) si cela s’avère nécessaire. Ainsi le symptôme "trouble du langage" peut s’entendre comme expression de la souffrance d’un enfant, ou comme message adressé à son entourage qu’il s’agit de décoder. Nous ne sommes pas partisans d’une psychiatrisation d’un fait social, encore moins de sa médicalisation. Les troubles d’apprentissage versus " refus scolaire ", peuvent être entendus comme révolte. (Il ne faut pas non plus qu’au nom de la lutte contre les troubles du langage, on dépossède un sujet de sa parole !)

Tout traitement (qu’il soit orthophonique ou psychothérapique) doit être l’objet d’une négociation longue et délicate avec la famille tenant compte de ses valeurs propres sinon il risque d’être rompu ou intégré dans un système néfaste.

Les processus d’acquisition du langage écrit, comme du langage oral, nécessitent un désir actif d’appropriation. Éducation et thérapeutique doivent mettre l’enfant en état de désirer. Aucune action extérieure ne peut se substituer a l’activité du sujet, bien qu’il soit souvent nécessaire de débarrasser son chemin des obstacles qui l’obstruent.

Le traitement orthophonique vise à modifier l’équilibre plaisir-déplaisir dans la pratique de l’écrit avec un autre, et il est indiqué quand l’échec n’est pas utilisé comme mode d’expression ou d’aménagement de contrainte psychique extérieure

Comment aborder l’enfant sans le confronter directement a ses incapacités du moment. Une analyse rigoureuse de la façon de procéder de l’enfant est nécessaire pour réussir.

Il s’agit : a) de ne plus le pénaliser, explicitement ou implicitement pour ses techniques personnelles de lecture ou d’écriture, aussi atypiques qu’elles soient ; b) de ne pas le replonger dans l’expérience pénible de la leçon élémentaire marquée pour lui du sceau de l’échec ; c) d’aborder l’écrit dans d’autres dimensions, pour que l’enfant en retrouve ou en découvre le plaisir et le goût.

Dans tout abord portant sur le langage oral ou écrit, le rééducateur se trouve confronté a une organisation qui a sa cohérence, malgré ses atypies, et dont l’enfant se sert. L’investissement narcissique de ce fonctionnement repétitif est la cause la plus fréquente de l’échec des "rééducations" qui n’en tiennent pas compte. Rien ne conduit plus inexorablement à l’insuccès que de comprendre les difficultés d’acquisition de la langue écrite en termes de défaut ou de manque, alors que la forme incorrecte est une production de l’enfant qui a une place dans son économie psychique. Sur un mode ou sur un autre, tout être humain est profondément attaché a sa façon d’être, aussi désastreuse soit-elle.

Parce que la séance n’est pas la répétition, sous une autre forme - des douleurs passées - l’enfant investit intensément son thérapeute, aime venir, et participe activement . Le traitement ne consiste pas à montrer à l’enfant ce que l’on comprend du sens inconscient de ce qu’il dit mais à l’accepter tel qu’il est et à lui faire découvrir ainsi qu’il peut aussi être autre sans rien abandonner de lui-même.

Un traitement psychothérapique se discute quand l’échec d’apprentissage est l’expression d’une organisation psychopathologique dont le pronostic est mauvais ou incertain. Un petit détour par la question de la représentation pour situer le rôle des mots et du langage dans la pensée. J’emprunterai les propos qui suivent à G. Diatkine.

" Parmi les impressions et les idées qui viennent à notre conscience, peu s’y présentent pour la première fois. Aux perceptions toujours nouvelles que nous avons du monde extérieur et de notre corps, s’associent une multitude de "re -présentations". Parfois, ces représentations et ces perceptions sont presque identiques. Dans d’autres cas, les représentations s’écartent considérablement de la réalité. On dit alors qu’elles sont imaginaires. Si l’on admet que l’éducation a pour but général de faire que les enfants distinguent l’imaginaire de la réalité, les éducateurs sont concernés au plus haut point par le problème posé par les représentations imaginaires.

La distinction entre le réel et l’imaginaire s’établit lentement et n’est jamais définitivement stable. Quand un enfant de trois ans a un cauchemar, une fois réveillé, il reste persuadé qu’il y a un crocodile ou un loup dans le placard. Il n’est donc pas toujours si facile de distinguer l’imaginaire du réel même chez les enfants parfaitement normaux.

L’école donne à l’enfant des moyens de percevoir la vérité à coup sûr, de faire la part entre ce qu’il imagine et ce qu’il perçoit, de façon à pouvoir modifier le monde. Ce n’est pas par hasard que l’école primaire commence entre cinq et sept ans, à la période où le complexe d’Oedipe est en train de se terminer. C’est en effet le moment où les enfants renoncent à prendre leurs désirs œdipiens pour des réalités et se plient momentanément aux exigences sociales pour modifier ultérieurement la réalité. Quand l’éducation normale échoue dans cette tâche, on dit que l’enfant est en échec scolaire et on appelle un rééducateur.

Devant l’énigme d’un refus par certains enfants de reconnaître une représentation de la réalité scolaire que la plupart acceptent de bonne grâce, le rééducateur peut faire plusieurs remarques au sujet de la représentation :

1) La représentation est faite de deux constituants hétérogènes : elle comporte en effet d’une part des images sensorielles, et d’autre part des mots, attachés entre eux par des liens, parfois évidents, mais souvent inattendus. Une représentation consciente comporte donc une image, ou "représentation de chose" et une "représentation de mot". Il peut donc se faire que la prévalence des représentations imaginaires soit due à une anomalie portant sur l’une ou sur l’autre de ces deux composantes, ou sur le lien qui les unit.

2) Les représentations qui nous traversent l’esprit n’étaient pas présentes à notre conscience à l’instant précédent. Elles étaient inconscientes, et elles peuvent le redevenir à l’instant suivant, comme des acteurs rentrent dans les coulisses après avoir énoncé leur tirade. Une représentation imaginaire peut donc l’emporter sur la représentation de la réalité parce qu’elle est liée à une représentation inconsciente.

3) De même que des acteurs ne parviendraient pas a créer une pièce de théâtre s’ils étaient disséminés dans la rue au sein de la foule, mais ont besoin d’une scène pour la faire exister, de même les représentations psychiques ont besoin d’une "scène psychique" pour que les mots dont elles sont faites s’organisent en récits, et donnent un sens au monde qui nous entoure. On doit donc concevoir la psyché comme un espace imaginaire, qui est aux représentations mentales ce que la scène du théâtre est aux acteurs. Cette scène psychique se construit à partir de l’image que le sujet a de lui-même. La première représentation est une auto représentation. Elle se forge à partir de l’image qu’un enfant peut voir en se regardant dans les yeux de sa mère le regardant, et à partir d’innombrables expériences sensorielles et kinesthésiques où le nourrisson résonne aux réponses de sa mère à ses manifestations propres ("accordage affectif "). Selon la nature de cet accordage affectif, l’espace imaginaire peut se structurer comme une scène psychique, ou rester inorganisé, rendant ainsi le travail de la représentation inopérant.

En somme, l’imaginaire de l’enfant peut l’emporter sur la réalité scolaire :

- soit parce que, dans la coulisse, les représentations inconscientes exercent leur empire sur les représentations conscientes, comme dans les inhibitions intellectuelles d’origine névrotique,

- soit parce que la scène psychique n’existe pas comme dans les désordres narcissiques de la personnalité,

- soit parce que la scène psychique n’existe pas et que les représentations inconscientes dominent les représentations conscientes en toute liberté, comme dans les psychoses de l’enfant.

Qu’ils le souhaitent ou non, les rééducateurs ont à s’occuper en pratique de ces trois sortes d’enfants.

Dans la pratique, nous pouvons rencontrer chez l’enfant des difficultés scolaires qui peuvent être discrètes mais elles auraient pu attirer notre attention sur une évolution psychique particulière vers certaines formes de pathologies graves à l’adolescence (Phobie grave, toxicomanies, dépression chronique, anorexie mentale, pathologie limite etc.).ce qui plaide en faveur d’une évaluation psychopathologique fine plutôt qu’un désintérêt pour ces enfants qui viennent demander de l’orthophonie envoyé par l’école.

Pour les enfants psychotiques non déficitaires, c’est souvent l’adoption du nouveau codage en l’investissant comme tel comme un nouveau mode de transcription sans que le jeu littéraire proposé par le texte n’entre dans leur système de pensée.

Les enfants avec une psychose active mais dont le développement est normal, apprennent la langue écrite de façon très rapide mais il y a une perte de l’arbitraire du signe par appropriation du signe en lui attribuant une place dans leur système. Il donne ainsi un sens représentatif aux lettres et aux chiffres (équations symboliques de Mélanie Klein)

On peut aussi citer des cas d’inhibition à l’utilisation des symboles.

Les cas les plus fréquents et peut-être les plus compliqués à soigner sont les enfants avec une très mauvaise orthographe, qui lisent un peu de BD, s’intéresse à la langue écrite et qu’à l’examen orthophonique on retrouve des fautes variées (de syntaxe, confusion de graphies, fautes phonétiques ou fautes d’usage non spécifiques ) un investissement de l’aspect formel du texte qui disparaît vite malgré un début prometteur. La consultation avec la famille perçoit une tension qui n’est pas en rapport avec le problème présenté ce qui fait penser qu’il existe d’autres enjeux plus compliqués. Les orientations dépendent alors de chacun, orthophonie, thérapie individuelle ou de groupe, thérapie familiale avec des taux de réussite assez variés.

7) Lors de notre dernière université d’automne à Bonbannes, nous avons invité Serge Boimare pour nous parler d’enfants n’arrivant pas à entrer dans la lecture. Pensez-vous comme lui, que beaucoup d’enfants non-lecteurs ont peur d’apprendre à lire ?

Serge Boimare souligne la dimension psychologique qui existe souvent chez les enfants non lecteurs. Il montre aussi combien l’inventivité de l’enseignant dans la relation avec l’enfant et le recours à des médias empruntés à la culture peuvent permettre de sortir d’une impasse et que cet échec scolaire ne soit pas une fatalité.

8 ) Comment différencier difficulté passagère et trouble ?

La distinction n’a de pertinence que dans le contexte d’une discussion thérapeutique. Dans le cas des enfants pris dans une problématique d’individuation, il est urgent d’agir sur le fonctionnement psychique global pour éviter que l’expérience de l’échec ne rende durable un épisode transitoire.

9) Certains médecins affirment "On naît dyslexique et on le reste" qu’en pensez -vous ?
C’est une hypothèse qui demande à être prouvée par des des recherches validées ce qui n’est pas le cas actuellement.

10) En quoi la nouvelle circulaire sur les troubles du langage, adoptée par la gauche en févier 2002, modifie t-elle la situation ?

La circulaire DHOS O1 n° 2001-209 du 4 mai 2001, en fait, définit les " troubles spécifiques d’apprentissage du langage oral et écrit " en regroupant les troubles des apprentissages et échec scolaire. Le fait de qualifier " ces troubles de primaires, que leur origine est supposée développementale, indépendante de l’environnement socio-culturel d’une part, et d’une déficience avérée, sensorielle, motrice, mentale ou d’un trouble psychique, d’autre part ", pose le problème de son statut de déficience (tel que la définit la classification de WOOD). Les troubles du langage et les enfants qui en souffrent appartiennent désormais à la catégorie des handicapés, avec le caractère stigmatisant que cela représente, et le corollaire, pour la société, est de devoir indemniser le désavantage subi par l’enfant (je ne pense pas qu’un budget soit prévu pour cela).

Il ne s’agit pas seulement d’une reconnaissance d’existence de l’échec scolaire dénommé "dyslexie" dans l’École (voir l’article de J. Fijalkow) mais c’est aussi pour en faire un problème de santé publique et un problème de handicap. J. Fijalkow souligne bien les risques ; mais est-il possible de traiter ce problème sans tenir compte de la singularité de chaque enfant et de son histoire ?

Pourquoi utiliser la voie de la circulaire plutôt qu’une loi votée par le Parlement qui aurait permis la possibilité d’un débat. Son application va sans aucun doute alourdir les dépenses d’assurance-maladie. En principe le Parlement contrôle les dépenses de santé mais ce ne sera pas le moment pour discuter de la circulaire.

11) Pourquoi retrouvons-nous tant de carences socioculturelles dans la population des dyslexiques ?

Une étude réalisée sur des enfants de 6 ans par la DREES (Direction de l’évaluation et des statistiques) du Ministère des Affaires Sociales en partenariat avec l’Éducation Nationale a comparé 2 catégories d’enfants, scolarisés en ZEP et hors ZEP(Le Monde 12/02/2002). Le critère ainsi retenu constitue un indicateur indirect du niveau social des familles ; il en fait ressortir les conséquences sur la santé et le développement.

Pour les sujets du groupe des ZEP en dehors des problèmes importants de Santé Publique, l’enquête fait voir la place notable tenue par les troubles et retards du langage sous diverses formes : " seul un enfant scolarisé en ZEP sur deux atteint un résultat positif à la totalité des tests et évaluations, contre deux sur trois dans les autres zones ". Ces faits sont connus depuis longtemps par les acteurs de terrain.

Cette étude effectuée par les services même du Ministère pourrait permettre une révision de la circulaire en tenant compte de la réalité de ces données.

12 ) Que pensez-vous des traitements chimiques (à base de piracétam) ?

L’abandon par le ministère des affaires sociales sous le ministres GUIGOU KOUCHNER de la référence à la Classification Française des troubles mentaux de l’enfant et l’adolescent (CFTMEA classification nosographique et étiologique avec une référence structurale) au profit de la classification internationale et maladies (CIM10) et du DSM4 américain (classification symptomatique), ainsi que l’extension des AMM des psychotropes stimulants comme le Pyracetam au profit des enfants, plaident en faveur d’un changement d’orientation des prises en charges d’un fait social sous une forme médicamenteuse. Pour l’instant on ne connaît pas les modes d’action de ces médicaments, ni leur inconvénient à long terme. Curieusement ces médicaments sont remboursés à 35% comme les médicaments dit " de confort " et la publicité est fort discrète même dans les milieux médicaux. La loi Kouchner fait obligation aux médecins d’informer les patients pour qu’ils aient un choix éclairé des traitements proposés, ces médicaments doivent être mentionnés au même titre que l’orthophonie par exemple. Il est à noter qu’aux Etats Unis les médecins n’utilisent pas de médicament pour la dylexie car les interventions psychpharmacologiques ne marchent pas (interview Ken Steinhoff Prof de Psychopharmacologie UCI USA)

13) Quels sont les risques d’une médicalisation de l’échec scolaire ?

Cette façon de concevoir la question rappelle un autre problème aux États Unis, traité de la même manière : les troubles du comportement, notamment l’instabilité, les troubles de l’attention sont regroupés sous la dénomination ADHD et traités par la RITALINE (médication stimulant du groupe des amphétamines). Aux USA, ce médicament est prescrit par les médecins à partir du " diagnostic " fait par les éducateurs en se référant au DSM4 (classification américaine des troubles symptomatiques).
Le journal de l’Américan Medical Association (JAMA) dans une étude portant sur la période 1990-1995 a remarqué une augmentation de 200 % le nombre d’enfants de 2 à 6 ans qui sont sous médicaments psychotropes (dépêche AFP 20/3/2000) au point d’émouvoir Hilary CLINTON qui a demandé que la Food Drug Administration (Administration qui contrôle les produits alimentaires et pharmaceutiques) de revoir les règles de prescription de ces médicaments chez l’enfant. Depuis un débat s’est engagé entre les prescripteurs et les politiques, chacun affinant ses arguments C’est ce débat qui n’a pas eu lieu en France.
En France, si les estimations du Ministère sont exactes, 5% d’une population scolaire de 20 millions d’enfants relèvent de cette médicalisation, il faudra se dépêcher d’aller acheter les actions des laboratoires qui fabriquent ces produits.

14) Pensez-vous qu’il faille ouvrir des classes spéciales pour les enfants dyslexiques ?

C’est une idée à débattre avec les défenseurs de l’intégration scolaire mais il est peut-être nécessaire de définir d’abord le contenu de la pédagogie à appliquer pour ces enfants sinon on mettrait la charrue avant les bœufs.

15) Que pourriez-vous conseiller aux enseignants icaunais lorsqu’ils se retrouvent face à des enfants qui n’entrent toujours pas dans l’acte de lire-écrire au bout de deux années d’apprentissage ?

Ne pas apprendre à lire, transcrire de l’oral à l’écrit ou de l’écrit à l’oral en répétant les erreurs déterminées par les structures de la langue parlée et de la langue écrite, peuvent être considérés comme une mauvaise rencontre de l’enfant avec la langue écrite.

Les raisons possibles de ces mauvaises rencontres sont nombreuses et diverses bien que les " fautes " soient " spécifiques ". La faute pénalisée reste plus en mémoire que la forme juste. Faire lire quelques lignes le soir à l’enfant devient l’inutile cauchemar qui gâche les soirées. Toutes les punitions, promesses et pressions ne font qu’accentuer le dégoût.

Un autre problème est celui des méthodes sophistiquées de rééducation : plus elles sont techniques, plus elle risquent de détruire ce qui reste de transmission culturelle dans les familles défavorisées (par exemple les abécédaires )

Des expériences de lecture de la littérature par des bibliothécaires pour enfants ont montré que l’enfant même petit peut-être intéressé par tout ce qu’on lui raconte ; le contact avec le livre joue également un rôle important et ouvre ainsi des perspectives éducatives stimulantes.

La coopération en classe entre enfants (cf l’Education mutuelle ou pédagogie Freinet par ex.) peuvent stimuler les conditions d’apprentissage.

Beaucoup d’enfants non lecteurs et mauvais en orthographe n’ont aucune difficulté psychologique particulière dès qu’ils sont débarrassés des obligations scolaires et ont parfois une réussite sociale qui les satisfait.

Messages

  • Bonjour, je vais bientot atteindre mes 21 ans et de toute vraisemblance selons mes profs de Français de mes études post univercitaire, je soufrirait de trouble d’apprentissage. Plus précisément de dylexie/dysorthographie. Il m’ont dit également qu’il ne pouvais rien faire pour moi puisse je suis rendue à l’age adulte et qu’il n’exixite pas de programe de dépistage pour les vieux croutons comme moi, LOL ! Alors, que devrais-je faire puisse que je n’ai pas les moyen financières pour me payer le luxe pour faire des examens ? Et meme-si je l’avais cela ne changerait rien puisse la guerison est d’autant plus couteuse !

    • j’ai 27 ans,je suis dylexique dysorthographie et dyscalculie( c’est une sévere),je l’ai su trés tard à age de 23 ans. tu peux faire quelle chose en faisant des orthonies et c’est remboursé par la securité sociale et si tu a un mutuel elle te rembourse une partie du tier payant d’ailleurds je les sus en passant un bep action marchande.

    • Je suis instituteur primaire en Belgique et je "souffrirais" probablement d’une dyslexie/dysorthographie depuis toujours. J’ai énormément travaillé durant mes études supérieures car c’est à ce moment que j’ai découvert le nom scientifique de ce mal que je vivais de l’intérieur : j’étais aussi taxé de "paraisseux"... J’ai alos compris qu’il ne s’agissait pas de paresse : il était utile de travailler afin d’améliorer ce qui pouvait l’être. J’en souffre encore et j’en souffrirai toujours jusque dans ma tombe : hésitations constantes (ordinateur nécessaire + dictionnaire électronique en permanance ouvert...), perte de temps et stresses énormes lorsque je dois rendre un écrit à qui que ce soit d’extérieur. Je suis gêné de diffuser ce message sur le net car je suis enseignant mais je prends ça comme une sorte de thérapie : surtout que maintenant ej me sens moins coupable ou du moins responsable de mes lacunes. Combien de bulletins n’ai-je pas reçus sur lesquels il était inscris "le petit Frédéric doit lire, doit s’entraîner à écrire sans fautes..." Je ne savais pas comment faire et surtout, je détestait tous ces exercices. Ca me faisais peur, tout simplement.
      MAIS, avec cet énorme volonté, ce travail très dure (dictée INTELLIGENTE d’une demi-heure chaque jour durant quelques mois "La force de l’orthographe", copies, copies, copies... pleines de fautes !!! Toujours autant de fautes, découragement, abandon puis reprise de courage... J’ai fait ce travail avec l’aide de mon ex fiancée qui est actuellement ma femme et qui m’a donné 3 merveilleux enfants/ révision de mes règles de grammaires durant tous mes congés : j’ai compléter TOUS LES livres "ORTH"...). Malheureusement, pour moi, rien n’est acquis : je dois réfléchir à chauqe mot que j’écris, je transpire lorsque j’écris au tableau. Mais, je suis considéré comme un excellent instituteur dans mon école et j’espère rester à la hauteur. Je n’ai pas pris le temps de relire ce que je viens d’écrire et je m’excuse donc pour les quelques fautes oubliées. Je tiens à dire que ça vaut la peine d’y croire et de se battre car je crois que, quelque soit votre âge, vous pouvez corriger des erreurs que vous pensez être incapable de pouvoir surmonter... A ceux qui vous incite à quitter certaines fonctions (enseignant par exemple), je lance un énorme coup de geuele ! N’hésitez pas, lancez vous avec votre dictionnaire à la main. Vous comprendrez mieux que quiconque les difficultés de vos élèves et vous apporterez un plus à votre école. Je ne sais toujours pas si je suis dyslexique ou paresseux mais je sais que je ne fais aucun mal autour de moi en enseignant contrairement à ce que ma détestable prof de psychopédagogie m’a dit en me remettant mon dyplome de normalien : "je crains que tu ne fasses beaucoup de dégats. Je te remts ton diplôme, c’est une énorme responsabilité !" Je n’oublierai jamais ces paroles, moi qui m’étais battu durant 3 ans pour guérir d’un mal que personne n’avait réellemnt pu déceler avantr. Parfois, il m’arrive encore de me demander si je dois rester instituteur mais à entendre les parents de mes élèves, je crois que la réponse est "oui".

  • Bon sang ! Je ne veux insulter personne.
    Mais suite à ce que je viens de lire sur de la toile (le web) concernant la dyslexie. Étant moi-même dyslexique, je découvre une montagne d’ignorance, des opinions désuètes et quoi d’autre encore !

    Nous soufrons d’un handicap ! Comme n’importe quel handicapé, notre handicap ne disparaîtra jamais.
    S’il disparaît se ne serra qu’à vos yeux et à vos oreilles !

    De la même façon qu’une personne se sert d’une prothèse pour marcher, développe et spécialise certains muscles pour s’en servir. Nous développons des passages neurologiques alternatifs, nos prothèses sont des ordinateurs, des dicos, une discipline personnelle spartiate.

    Que de débiles et d’ignares pour qui la parole, l’ouie, la vue, sont des acquis naturelles ! Il est triste qu’à une époque ou l’on se targue de faire une place à tous. Une si profonde ignorance, un tel manque de respect soit présent !

    Une infime partie des intervenants semblent comprendre le sujet, et l’on ne traite que des cas supposément irrécupérable !

    Un petit fiat lux pour vous tous, O ! Vénérés diplômés de fac médecine et de machines à imprimer.

    Étudiez les sujets qui ont su conjuguer avec leur handicap pour réussir leur vie, apprenez de NOUS ! À cinq ans je ne pouvais prononcer mon propre nom, plus tard la lecture et le reste… Un enfer ! Mais Le pire enfer n’était pas le handicap, le pire enfer c’était vos rires, votre impatience, votre fermeture d’esprit.
    Aujourd’hui, je parle un français impeccable, un anglais qui confond mes clients américains. Mes talents de rédacteurs ? Jugez en par vous-même.

    C’est une auto discipline et un travail constant, une grande humilité, une volonté de fer, et quelques personnes qui ont su m’encourager et apprécier mes talents qui me permettent de vous dire dans un français correct.

    C’est pas une maladie Ducon ! C’est qu’un handicap, et c’est vous qui êtes le pire obstacle !

    Marc Casgrain
    Knowlton, Québec, Canada

    Programmeur analyste. Bientôt bachelier en communication.

    • Moi aussi je suis dyslexique, et j’étudie à l’univercité en travail sociale et j’ai beaucoup de difficulté à faire ma place car les profs disent que ce genre de personne n’ont pas leurs places à l’univercité mais je suis très très déterminé à finir mon BAC et j’ai aimé ton commentaire sur l’écrie.

      Voir en ligne : dyslexique, vraiment

    • Moi aussi je le suis, et le fait que tu le prene pour un handicap me réconfort.

      Ce qui m’amène a dire que les personne qui exige de nous un orthographe parfaite font une discimination (et une de plus).

      Par contre tu m’a impretionné sur ta rédaction et j’aimerai savoir comment tu a fait pour arriver à écrire aussi bien avec une aussi bonne expretion(a mes yeux).

      Moi je fait une école d’ingé et je ne peut pas prendre du temps a faire des efforte en orthographe, je suis démotivé par ces personnes qui exigent l’impossible (pour moi). :-(

    • C’est pertinent de dire que ce que tu as. Il est facile de ce faire rédiculiser, mais je comprends cela de la même manière que tu l’explique. C’est pas tout le monde qui comprend cela comme cela, parce que c’est comme un handicap invisible. Merci de nous l’expliquer.

  • j’ aimerai que l’on m’aide. mon fils a 8ans ,est en CE2,travaillait bien à l’école.Depuis decembre, il fait des crises d’angoisse avec vomissements et maux de tete.il fait de la dylexie,va chez l’orthophoniste,voit le psychologue qui dit :problème avec la maitresse.celle ci dit ne jamais avoir eu ce cas là.veut une réunion éducative.que faire

  • Il est bien triste que l’on considère la

    dix lexie

    dis celle-ci

    dis leslie

    deal sexie...

    ou, plus orthodoxe, dyslexie uniquement comme un défaut.

    C’est très certainement grâce à elle que j’ai développé une excellente mémoire, et bien d’autres choses...

    Nos cher médecins ignorants, ignorantus, ignorantum, se paient de mots comme il ne savent pas décrire les maux étranges et drôles de la dyslexie, il est dommage qu’aucun Molière n’écrive sur eux, mais à la réflexion celà vaut-il la peine ?

    Comme a dit le poète :
    mieux vaut dix lexies qu’une seule et miteuse.

    frederique
    paris le 11/03/05

    • Bonjpours
      je viens de lire votre message qui m’a rassurée, on a décelé ma dyslexie à l’âge de 6ans, a partir de la j’ai suivie une réeducation durant 3ans, puis lors de ma sixième il a fallut que j’y retourne.
      Aujourd’hui j’ai 30ans et malgrés un an encore passée chez l’orthophoniste j’ai du mal à mémoriser, pouriez-vous SVP me donner un tuyau, s’il y en a un...Merci beaucoup par avance
      Sandra

    • Nous sommes deux parents dyslexiques et malgré nos échecs scolaires nous avons nous avons aussi développer d’autres compétences et nous ne comprenons pas cet acharnement à considérer la dyslexie comme une tare ou pire une maladie ! nous avons un fils apparement dyslexique en qui nous avons totalement confiance qui est très débrouille et qui saura toujours retomber sur ses pieds !
      nana91

  • je suis diclexique
    j ai 64 ans j ai passe pour une paresseuse toute ma vie je suis oubliger d epeller chaque mot que jecris en viellissant jinverce les chiffre j ai toujours ete complexce sa cree en moi un manque de confiance
    je sais qu il est trop tard
    souvent je ne comprend pas les messages que le gouvernement mecrive j ai besoin daide pour tous
    j ai mi mes filles pentionnaire parce que jetais incapable de leur montre
    je ne voulais pas quelle soit comme moi ( j avais peur pour elle)
    elle ne le sont pas heureusement

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