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Syndicat National Unitaire des instituteurs, professeurs des écoles et PEGC

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Eduquer à l’environnement

Rencontre avec Roland Gérard, président du réseau "Ecole et Nature"

vendredi 3 janvier 2003

Projets pédago, séjours culturels, classes transplantées

Attention, cet article est ancien. N'hésitez pas à vous adresser à la section pour vous assurer que les renseignements qui y figurent sont toujours valables.

Ca va vous paraître moins bien qu’à nous qui l’avons rencontré, mais prenez le temps de relire....

- Eduquer à la réalité sans faire porter ça sur les enfants. C’est une affaire d’adultes

- Faut-il croire à la contrainte de la loi, persister dans une foi aveugle dans le progrès scientifique ?

- La consommation augmente, bonne nouvelle ?
Avoir une entrée sociale, confiance dans les gens.
Ethique et sciences ?

- Ecologie : sciences du lien
Je suis dans la nature, ou je suis de la nature ?
Le rouge-gorge ressemble, dans son innocence, à l’enfant dans son incapacité à dire au responsable "STOP !"

Je me forme :
- par moi-même (Socrate, Gaston Pinot)
- en éduquant par les autres : il est insupportable de voir d’autant d’ignorance des gens sur la nature : d’ou vient le lait ?
- en s’éduquant au contact des choses : rencontrer un arbre, c’est forcément fabriquer une relation

- Eduquer à la citoyenneté, éduquer à la nature, ce n’est pas abstrait : c’est dedans qu’on apprend, par l’apprentissage et la construction de règles.

L’influence des impressionnistes n’arrive pas par hasard : ils regardent et restituent leur relation à la nature, comme un droit inaliénable. On ne peut pas indemniser la marée noire de Galice avec de l’argent…
Avoir une relation intime avec les choses, vivre (cf Dominique Cottereau) .

- Faire ensemble, s’exprimer, c’est la clé pour avoir des projets ensemble, être (reconnu comme acteur) (qu’on soit enseignant ou enfant…).

- Dans l’enseignement, vous connaissez l’avauation par les notes, individuelles, évaluent les individus, forment des individualistes.
Mais où évalue-t-on mon appartenance à la nature et au corps social ? Le corps social n’existe pas sans l’individu. Faire corps social, faire partie de…, c’est l’inverse du 21 avril… Quand évalue-t-on les élèves là-dessus (responsabilité, groupe…)
Mais où évalue-t-on l’effet de l’expérience éducative sur le milieu ? Amorcer les pompes ou les désamorcer ?

Historique de l’éducation à l’environnement

- Il y a 25 ans, on a commencé par l’éducation à la nature, l’entomologie, l’écologie comme leçon de chose globale.

- On est venu à l’environnement par les problématiques : déchets, consommation.
Aujourd’hui, ça devient beaucoup plus politique. Non, le client n’est pas roi… Sinon, Nestlé serait mis à genoux en trois semaines.
On traite de tout ce qui traite du vivant.

- La participation à la citoyenneté révèle l’utilisé sociale. S’intéresser aux problèmes d’environnement sans vouloir faire participer les citoyens, c’est inutile.

- Le développement durable est assis sur 4 pieds : pied économique, pied environnemental, pied social ("équité sociale" ou "lutte contre la pauvreté"), pied culturel.
Dans nombre de représentations du développement durable, ce dernier pilier est encore à ériger : c’est celui qui donne le sens, l’engagement de la personne : "Moi, je ne suis pas d’accord pour que ça se passe comme ça !". Ce n’est pas pour rien que cet aspect des choses est le moins développé.

- Le développement de la citoyenneté mondiale
1972 : Stockolm, première conférence ONU sur l’environnement
1992 : Rio : émergence du développement durable, de la citoyenneté mondiale (je suis solidaire de ceux qui ne sont pas là). Cela demande une grande abstraction, une conscientisation forte.

- Réseau :
Trois notions fondamentales : échange, convivialité (conditions de l’échange), moyen de mon action individuelle


Le nid et l’œuf (le souverain et le citoyen)

Pouvoir gouverner, pouvoir être gouverné" disait Aristote. L’éducation à l’environnement est un œuf, il porte un sens pour l’avenir, il ne se voit pas. Il peut s’épanouir si le nid le permet, par imbrication de fibres, de partenariats… Le boulot du souverain est d’assurer la paix, assurer que chacun est respecté, que l’épanouissement des "talents collectifs"

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