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AUDIENCE DU 7 DECEMBRE AU RECTORAT

mardi 13 décembre 2016, par SNUipp 89

Audiences

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Mercredi 7 décembre, la FSU89 a été reçue au rectorat par le Secrétaire Général, le Directeur des Ressources Humaines en présence de la DASEN de notre département.
La FSU a déploré l’absence de la Rectrice et insisté pour qu’elle trouve le temps de nous recevoir lors d’un de ses passages dans le 89.

La FSU a présenté un dossier complet de la situation du département qui nous a permis de positionner notre visite.
les résultats des élèves sont mauvais dans le 89 et n’évoluent pas ni depuis le rapport des Inspecteurs Généraux de 2004 ni depuis celui de l’IREDU de 2007
la situation des personnels empire d’année en année.

La FSU s’est donc déplacée au rectorat, non pas pour jouer le rôle que l’administration voulait lui assigner, mais bien pour demander des avancées et elle avait, pour cela, nombre de propositions.

Pour le premier degré

Le SNUipp/FSU a repris la situation du département en terme de gestion des personnels pour demander que des solutions soient envisagées sur le dossier Mobilité des Personnels. L’augmentation continue du nombre de stagiaires (125) a montré, en 2 années, ses limites.
Elle a par contre largement contribué à développer l’instabilité des équipes, ce qui ne va pas dans le sens de l’amélioration des résultats. La Rectrice le reconnaissait d’ailleurs dans un entretien avec les journalistes de l’Yonne Républicaine.
Le SNUipp/FSU a donc demandé, pour le département, l’organisation d’un concours exceptionnel, une réflexion sur le développement de l’Université sur Auxerre et une réflexion sur des bonifications de points dans le cadre des permutations.

Le SNUipp/FSU a insisté pour faire apparaître les conséquences pour tous les personnels : mise en disponibilité, temps partiels, détachements ou départs en formation refusés. Le SNUipp/FSU a aussi dénoncé les choix faits pour la formation en ASH (psychologues scolaires, enseignants spécialisés ou directeurs de SEGPA) puisqu’aucun départ n’a été fait sur ces dernières années (sauf pour l’option D) toujours pour le même motif de manque de personnels.
Ce constat est également partagé par notre hiérarchie.

Le SNUipp/FSU a, pour conclure, demandé que la part des salaires non versés chaque année (puisque nous terminons depuis plusieurs années avec une cinquantaine de postes non pourvus) bénéficie entièrement au département et que des choix importants soient faits pour une vraie politique pour la réussite des élèves du 89 et de ses personnels. Pour le second degré, le SNES/FSU s’est basé sur les tableaux des résultats communiqués lors du dernier CTA car, que ce soit pour le brevet, le bac ou le BTS, l’Yonne est toujours en dernière position par rapport aux autres départements de Bourgogne.

Pour le second degré

Le SNES/FSU et le SNEP-FSU ont développé leur argumentaire sur l’instabilité des équipes et sur le recours aux contractuels du fait d’une réorganisation des implantations de postes TZR qui ne permet plus de pallier aux absences des enseignants par des remplaçants formés. Le rectorat argumente avec la difficulté que remplaçants ou contractuels acceptent de venir dans le 89.
Nous ne pouvons recevoir ces arguments car, quand dans un collège « 3 professeurs de maths sur 5 sont des contractuels » il y a, pour nous, non-respect du droit à l’Education de chacun sur l’ensemble du territoire.
Le SNES/FSU a ensuite abordé le dossier du collège Bienvenu Martin pour réaffirmer l’ opposition de la FSU quant au projet de fermeture du dernier collège en REP d’Auxerre.

La FSU demande un travail de fond pour ce collège REP et maintient que la rencontre entre la Rectrice et le Président du Conseil départemental (dont la date n’est toujours pas fixée) et l’argument avancé qui dit que le Préfet n’a pas signé ne constituent pas un engagement fort de l’Education Nationale dans ce dossier.

La FSU par ses représentants du SNES-FSU et le SNEP-FSU a réaffirmé son opposition à la façon dont le Conseil départemental lie le dossier Bienvenu Martin avec celui de la nécessaire réorganisation des collèges du Nord du département. Il a aussi demandé qu’une vraie réflexion soit menée sur la Cité scolaire de Sens dont la taille ne permet pas l’accueil des élèves dans de bonnes conditions. Les chiffres parlent d’eux-même : la moitié des lycéens du 89 sont scolarisés dans cette cité scolaire. Région, Département et Education Nationale doivent se mettre au plus vite autour de la table de discussions.

Le SNES-FSU a interpellé également le Rectorat sur le dossier des classes allophones en demandant des moyens supplémentaires et sur l’implantation des UPA2. Les arrivées et futures arrivées demandent plus de souplesse pour répondre au besoin de ces familles dans notre département.

Concernant la médecine scolaire, le SNICS/FSU a de nouveau demandé l’application des textes votés au niveau national quant aux différentes visites médicales que doivent passer les élèves durant leur scolarité. Une audience spécifique sera organisée en janvier sur le sujet.

Pour conclure, la FSU a tenu à poser clairement la question des méthodes de management adoptées dans notre département pour dénoncer, une nouvelle fois, des choix qui contribuent à creuser le fossé entre l’administration et les personnels.

La FSU entend que la bienveillance souvent évoquée par notre Directrice Académique ne reste pas un vain mot et soit partagée, notamment au plus haut niveau de notre hiérarchie départementale, propos trouvant d’ailleurs écho auprès du Secrétaire Général du Rectorat et de la DASEN de l’Yonne.

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