SNUipp-FSU 89

Syndicat National Unitaire des Instituteurs PEGC et Professeurs des écoles

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CDEN du 11 mars

vendredi 11 mars 2016, par SNUipp 89

Vie Syndicale

Attention, cet article est ancien. N'hésitez pas à vous adresser à la section pour vous assurer que les renseignements qui y figurent sont toujours valables.

Ce CDEN une fois de plus a été marqué par l’absence de notre Préfet, dénoncée également par des élus et les parents mais il l’aura surtout été par la présence de nombreux manifestants venus défendre leur école et une très forte délégation d’enfants, parents, élus et personnels du collège Bienvenu Martin menacé de fermeture.

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CDEN

La FSU au nom des organisations syndicales présentes a demandé en premier lieu que le Conseil Départemental rassure les manifestants en annonçant qu’aucun collège de notre département, dont Bienvenu Martin n’était menacé de fermeture puis demandé à la DASEN qu’elle se prononce sur cette fermeture.
Ni le représentant du Conseil ni la DASEN ne se sont prononcé laissant toujours planer le doute sur une possible fermeture.
Des délégations des écoles et du collège Bienvenu Martin ont cependant été reçu en marge de ce CDEN par des représentants de l’administration et du Conseil départemental.

Le SNUipp-FSU est intervenu sur la carte scolaire(voir article CT) en dénonçant les propositions de fermetures de classe et en demandant l’ouverture partout où cela est nécessaire.
La DASEN en CDEN a confirmé ces 5 ouvertures soit :

  • St Clément école Courteline
  • Cuy
  • Villeneuve sur Yonne école Joubert
  • Sormery
  • Migennes école M. Pagnol

et est revenue sur 2 fermetures de classe

  • à la maternelle Les Jardins d’Avallon
  • et à Chevannes élémentaire, portant ainsi le nombre de fermeture à 29.

Elle rendra sa carte scolaire définitive certainement vendredi prochain.

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déclaration CDEN

Le SNUipp-FSU est intervenu également sur différents points. Voici quelques extraits de nos interventions :

  • L’Yonne est en-tête pour le nombre de jeunes sans qualification (données INSEE), ce qui, soit-dit en passant, a un coût, notamment à travers le RSA. La presse s’en est fait récemment l’écho. Que fait-on pour eux ?
  • Les écoles des REP seront encore souvent des écoles dont les effectifs seront bien trop chargés l’année prochaine. Quels sont donc réellement les moyens supplémentaires accordés à l’Éducation prioritaire ?
  • À propos de REP, celle liée au collège Bienvenu-Martin risque de disparaître s’il venait à fermer, et cela, après celle du collège Paul-Bert qui a laissé les écoles du quartier Rive droite dans une grande difficulté ;
  • Pas de nouveau dispositif pour l’accueil des 2 ans alors qu’il s’agissait d’une des mesures phare de la loi de Refondation, dont de nombreuses études ont prouvé la très grande nécessité, notamment en ce qui concerne les familles de milieux populiares
  • 7% des classes auront un stagiaire comme enseignant cette année, et souvent associé à un débutant ;
  • Des élèves handicapés qui n’ont toujours pas l’AVS pourtant attribuée par la MDPH.
  • Trop peu ou pas de départ en formation d’enseignants spécialisés, ceux, justement, qui, dans les ULIS, les SEGPA et EREA, les RASED, tentent de prévenir ou de remédier à la difficulté ;
  • RASED dont la situation est catastrophique. Moins de la moitié sont complets. Il manque 20% des psychologues scolaires et la moitié des maîtres G  ;
  • SEGPA à qui il manque 2h45 par division par rapport à ce qui est prévu dans les textes ;
  • SEGPA toujours dont les moyens sont dilués à travers la promotion des 6° inclusives ;
  • SEGPA pour lesquelles il risque bien de ne plus avoir un seul directeur adjoint formé dès l’an prochain

Par ailleurs, la ruralité est une caractéristique de l’Yonne. Les diminutions du nombre d’élèves dans certains secteurs exigent qu’on n’étudie plus l’implantation des postes seulement au regard des effectifs, mais avec l’ambition de préserver pour chaque enfant, un accès à l’école qui n’impose pas des temps de transports exagérés. Pour nombre d’entre eux, nous sommes déjà à un seuil. Pourquoi ne pas élaborer une charte de la ruralité ?

Ce dernier point était également porté, à peu de choses près, par un conseiller départemental demandant des assises de l’école rurale.

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