SNUipp-FSU 89

Syndicat National Unitaire des Instituteurs PEGC et Professeurs des écoles

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Audience rectorat du jeudi 21 mai 2015

jeudi 21 mai 2015, par SNUipp 89

Vie Syndicale

Attention, cet article est ancien. N'hésitez pas à vous adresser à la section pour vous assurer que les renseignements qui y figurent sont toujours valables.

Présents :
• M. Haulet (DRH du rectorat) et Mme Manot (SG de la Côte d’Or)
• 5 personnes de l’intersyndicale (2 CGT, 2 SNUipp et 1SE-UNSA)

En premier lieu, nous avons rappelé les conditions particulièrement difficiles dans lesquelles se trouvent tous les collègues dans l’attente d’une mutation. Nous avons plus particulièrement insisté sur la situation de l’Yonne, qui reste la plus problématique de notre académie. 0 départs de l’Yonne pour le 21 et le 71.

Nous avons donc interpellé l’administration sur les questions techniques liées à ces opérations :
• La nécessité de revoir complètement l’algorithme de la première phase informatisée des mutations, qui ne respecte pas les critères légaux de priorité
• La nécessité de rendre davantage transparentes ces opérations de mutations informatisées et manuelles (ineat-exeat), notamment en rendant publiques les calibrages académiques et départementaux.
• De manière plus générale, nous avons revendiqué qu’un réel dialogue social soit mis en place à travers un groupe de travail et une CAPD préparatoire aux attributions des ineat-exeat dans chaque département.
• Nous avons également porté la nécessité de prendre en compte les demandes de longue date.

M. Haulet a reconnu qu’il y avait effectivement un problème avec le non-respect des critères légaux. Il a accepté l’idée de faire remonter cette demande auprès du ministère.
Il a exposé la manière de procéder de l’administration, à partir de projections du nombres de vœux possibles, de départs en retraite… C’est ainsi que les services essaient de voir comment ajuster le mouvement et le recrutement des stagiaires. Pour la rentrée prochaine, ils ont positionné le maximum de stagiaires que l’Yonne pouvait accueillir (88 en septembre 2015). Ce qui devrait permettre, on l’espère, à des titulaires d’obtenir leur ineat-exeat. Il a toutefois évoqué les possibles erreurs que pouvait commettre l’administration, cette année par exemple, ils avaient sous-estimé le nombre de départs en retraite dans le département de l’Yonne.

L’intersyndicale a rappelé que le problème de l’attractivité n’était pas le seul responsable de la situation puisqu’une cinquantaine de demandes pour l’Yonne n’ont pas été satisfaites aux permutations informatisées.
D’autre part, dans l’Yonne, il y a 24 postes non pourvus, du fait de la non satisfaction des collègues dans leur mutation. En effet, beaucoup finissent par ne plus assurer leur service : disponbilité, arrêts maladie… Cette logique ne tient donc pas.

Le directeur des ressources humaines a répondu favorablement à notre demande d’accès et de connaissance du bilan social qui permet d’avoir une vision plus nette de la situation des personnels au niveau départemental. Le recteur demandera aux dasen de faciliter et de développer le dialogue social et la participation des organisations syndicales aux décisions touchant aux ineat-exeat, à leurs critères d’attribution…
Le recteur demande aux DASEN de faire un effort sur les personnels profitant des priorités légales, tout en rappelant que les départements se trouvent dans une situation tendue.

M. Haulet a rappelé qu’aucun transfert de scolarité (pour une année seulement) n’avait été accordé, l’année dernière aux stagiaires ayant passé le concours. Cependant, ils pensent pouvoir être plus souples cette année tout en rappelant que ces transferts ne peuvent être accordés que pour l’année de formation post-concours. A l’issue de cette année, les stagiaires devront se préparer au fait de devoir revenir enseigner dans leur département.

Nous avons rappelé notre souhait d’anticiper davantage les opérations de mouvements inter et intra départementaux. Le rectorat nous a répondu qu’ils souhaitaient que les exeats soient traités fin avril, avant le mouvement départemental. Ce qui n’exclurait pas les demandes plus tardives.

En conclusion, nous avons rappelé la souffrance dans laquelle se trouvaient les collègues, victimes d’une situation qui se dégrade davantage encore ces dernières années et, par conséquent, l’impérative nécessité de changer les choses.

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