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Syndicat National Unitaire des Instituteurs PEGC et Professeurs des écoles

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Carte scolaire : CDEN du 8 avril 2015

vendredi 10 avril 2015, par Eric Apffel

Vie Syndicale

Attention, cet article est ancien. N'hésitez pas à vous adresser à la section pour vous assurer que les renseignements qui y figurent sont toujours valables.

Alors que la carte scolaire est aujourd’hui connue, retour sur les opérations qui ont précédé la publication de l’arrêté de carte scolaire 2015.

La réglementation fait obligation à la DASEN (Directrice Académique des Services de lÉducation Nationale) de consulter le CT ( Comité Technique) et le CDEN (Conseil Départemental de l’Éducation Nationale). Ces deux instances rendent chacune un avis et ensuite, la DASEN prend sa décision sans obligation de suivre ces avis.

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déclaration préalable FSU

En raison du calendrier électoral, toutes les opérations de carte scolaire ont été comprimées en un temps très court (une semaine) et la FSU dénonce à chaque fois cette disposition qui rend très difficile le travail des représentants du personnel. C’était un des points de sa déclaration préalable (ci-contre). La FSU y présente aussi les conséquences des politiques nationales sur un département où la réussite des élèves n’est pas à la hauteur. Elle évoque aussi les conséquences sur les personnels.

La méthode

Cette année, la DASEN a abandonné les seuils d’ouverture et de fermeture pour regarder "au cas par cas" la situation de chaque école. Cela fait écho aux déclarations de la ministre qui souhaitait que les moyens soient davantage distribués selon les besoins et les difficultés constatées.

La FSU regrette que les directeurs d’école n’aient pas été associés, au moins consultés, sur les projets concernant leur établissement. Tout s’est fait entre les IEN et les maires, en gardant le secret avant les élections.

La FSU regrette également qu’il faille attendre l’arrêté final pour savoir si les informations qu’ils ont apportées ont été entendues. Le projet en sortie de CDEN était donc exactement le même qu’à l’entrée du groupe de travail du 1° avril.

Difficile dans ces conditions de donner un avis favorable. Le vote du CDEN sur la carte scolaire du premier degré sera donc le suivant :

  • pour : 6 (des élus)
  • abstention : 5 (dont UNSA et CFDT)
  • contre : 10 (dont FSU et FO)

La ruralité

Globalement, la chute des effectifs dans des zones à la démographie peu dynamique commence à poser de sérieux problèmes si on ne prend pas en compte la donnée de l’aménagement du territoire et si on s’en tient aux effectifs. On recrée encore, comme l’an dernier, des classes uniques. On ferme encore des écoles dans des villages pourtant déjà en RPI (Réseau Pédagogique, Intercommunal). Il est toujours douloureux pour un maire de perdre l’école de son village et ils l’ont encore rappelé à ce CDEN. À tel point que dans certains cas, ils refusent de désigner eux-même où on fermera.

Les 2 ans

La FSU est intervenu pour que le cas des écoles qui accueillent des TPS (2 ans) soit étudié de près. On ne peut en effet accueillir valablement des élèves aussi jeunes au milieu de 25 autres (un peu) plus âgés.
C’est encore plus criant dans les écoles où ont été créé des dispositifs spécifiques, le plus souvent en collaboration avec d’autres structures. Ces classes sont d’ailleurs des postes particuliers où les enseignants ont reçu une formation spécifique.
Pour mémoire, le médecin de la PMI, lors de l’élaboration de ces dispositifs avait rappelé qu’en crèche, on met un adulte pour 6 enfants.
Il semble que nos arguments aient été entendus puisque la DASEN a renoncé à fermer une école concernée.

Élèves à besoins particuliers

Là aussi, nos arguments ont porté pour une école menacée, mais qui respecte totalement l’esprit de la loi sur le handicap puisqu’elle accueille plusieurs élèves handicapés. Nous avions porté l’idée que ça demande davantage d’attention et de travail de la part des enseignantes.

Par contre, le poste d’enseignant coordonnateur de la CDOEA (Commission d’Orientation vers les Enseignements Adaptés) se verra amputé de la moitié de son temps alors que nous savons que le travail y est largement assez important pour occuper quelqu’un à temps complet.

Enfin, la FSU ne comprend pas bien ce qui guide le jeu de chaises musicales pour les postes de RASED. Elle craint qu’il s’agisse de redéploiement servant à cacher la misère : de trop nombreux postes sont en fait vacants, la faute principalement aux non-départs en formation depuis plusieurs années. Bientôt, l’artifice qui a consisté à regrouper tous les moyens RASED au niveau d’une inspection plutôt que d’un secteur de collège, ne suffira plus à cacher les carences.

Les RRE

Le projet de carte scolaire fait apparaître la disparition de toutes les décharges de coordonnateur. Les missions seront assurées par d’autres personnels. La FSU ne partage pas cette option, elle pense que ce sont les personnels qui travaillent au quotidien dans ces réseaux qui sont les plus à même de les coordonner.

Les élèves qui "dérangent"

C’est un maire, bientôt suivi par les parents d’élèves, qui a souhaité parlé de ces nouveaux publics apparaissant dans les écoles : les élèves avec des troubles de comportement qui rendent impossible non seulement leur scolarité mais aussi celle de leurs camarades.
L’Inspectrice d’Académie a reconnu le problème et dit s’en préoccuper, mais pour l’instant, elle n’est pas en capacité de donner des réponses.
La FSU qui a rappelé que ce sont aussi des enseignants en très grande difficulté et souffrance et que le CHSCT du 2 avril avait voté la constitution d’un groupe de travail à cet effet. Cependant, il faut noter que les compétences du CHSCT se limitent à la souffrance des enseignants et que ça ne dispensera pas l’administration d’une réflexion pour ses autres aspects.

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