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Syndicat National Unitaire des instituteurs, professeurs des écoles et PEGC

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Direction, pour alléger vraiment

jeudi 19 mars 2015, par Eric Apffel

Direction

Attention, cet article est ancien. N'hésitez pas à vous adresser à la section pour vous assurer que les renseignements qui y figurent sont toujours valables.

Notre Conseil Syndical Technique avait pour but de définir ce que le SNUipp portera dans les prochains groupes de travail sur le sujet. Pour mémoire, lors du premier, le SNUipp avait proposé ceci :
Tout nouvel outil fourni aux directeurs doit :
- avoir une réelle utilité pour l’école, une vraie valeur ajoutée pour l’école et les élèves
- ne pas s’ajouter à un autre outil traitant du même sujet mais le cas échéant s’y substituer. Etre plus efficace et plus simple que le précédent
- faire l’objet d’une présentation claire explicitant bien l’intérêt pour l’école et les élèves et d’un accompagnement des directeurs pour sa mise en œuvre
- De plus avant de réclamer toutes remontées d’information aux directeurs les IEN doivent vérifier qu’ils n’y ont pas déjà accès, ce qui semble est parfois (souvent) le cas.

Point de vue réglementaire

Le "métier" de directeur d’école est encadré par la circulaire n° 2014-163 du 1-12-2014, prise en application du décret 89-122 du 24 février 1989.
Cette circulaire se présente comme le référentiel métier du directeur d’école qui comporte trois grands chapitres :

  1. Responsabilité pédagogique avec des missions d’animation de l’équipe, d’impulsion et de pilotage dans le cadre du projet d’école.
  2. Responsabilités relatives au fonctionnement de l’école : admission, accueil et surveillance des élèves, présidence du conseil d’école, règlement intérieur de l’école, répartition des moyens et organisation des services, sécurité de l’école.
  3. Relations avec les parents et les partenaires de l’école : avec la commune ou l’EPCI compétent, avec les parents d’élèves, participation à la protection de l’enfance

Point de vue des directeurs

Les points déclinés par la circulaires sont ceux que les directeurs revendiquent et qu’ils aime(rai)ent assumer. Hélas, ce n’est pas ce qui fait leur quotidien, ce qui les submerge.
Lorsqu’on fait la liste des tâches qui constituent le travail réel des directeurs (observer le travail réel devrait être la base pour toute personne chargée d’organiser un service), on se rend compte qu’ils sont souvent obligés de délaisser ce référentiel parce qu’il y a quantité d’autres choses, non listées qui sont exigées.

Dans la discussion, on a un peu catégorisé cela avec d’une part, les tâches qu’ils doivent faire parce que d’autres ne font pas leur travail, les tâches inutiles parce qu’on sait que les données demandées ne serviront à rien, les tâches de contrôle, notamment du contrôle de leurs adjoints.

Ce qui pourrait être le point de vue du SNUipp

« Les directeurs s’en tiennent au référentiel » . Donc...
- Les tâches qui ne leur reviennent pas sont rendues à ceux qui doivent les faire.

  • En particulier, les données statistiques sont accessibles aux service de l’Inspection via Base élèves. Si une autre base doit être créée, c’est à ces services de le faire.
  • Pour des données sur l’organisation de l’école, la lecture des compte-rendus de Conseil d’École devrait suffire. Les emplois du temps, demandés directement aux adjoints fournissent également de nombreuses indications.
  • Concernant les tâches non faites par la collectivité, et particulièrement avec les NAP. L’inspection doit fournir aux directeurs tout l’appui nécessaire pour qu’ils n’aient pas à de travail supplémentaire.

- Les tâches inutiles ou dont l’unique fonction est de justifier l’existence d’échelons hiérarchiques intermédiaires peuvent être supprimées.
- Les tâches de contrôle prennent une énergie folle alors qu’une toute petite minorité ne fait pas son travail. Il serait plus rentable pour l’institution de ne pas gêner/infantiliser les 95% qui ont une conscience professionnelle quitte à laisser ces 5% dysfonctionner. De toutes les façons, le travail de contrôle revient à l’IEN et certainement pas au directeur.
- Un certain nombre de tâches qui ont été données aux directeurs d’école par facilité ne leur incombent pas forcément. A titre d’exemple, la fonction de référent DUER pour son école/unité de travail peut très bien être attribuée à un adjoint (à condition de lui donner les moyens de le faire).
- Enfin, tout ce qui fait du directeur un échelon hiérarchique intermédiaire doit être supprimé. À ce titre, et au niveau national, il convient de rechercher sur quel texte réglementaire s’appuie la circulaire "sorties scolaires" lorsqu’elle impose une autorisation du directeur.

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