SNUipp-FSU 89

Syndicat National Unitaire des Instituteurs PEGC et Professeurs des écoles

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Rythmes, comité de suivi

vendredi 28 novembre 2014, par Eric Apffel

Vie Syndicale

Attention, cet article est ancien. N'hésitez pas à vous adresser à la section pour vous assurer que les renseignements qui y figurent sont toujours valables.

Le comité de suivi des rythmes scolaires s’est tenu mardi 25 novembre de 16:30 à 18:15. Le SNUipp, tant nationalement par une enquête que vous pouvez continuer à remplir, que localement, vous avait demandé vos retours et les a portés.

Présentation préalable

L’Inspectrice d’académie a fait une présentation générale et a tenu à rappeler l’objectif premier de cette réforme : « Comment réorganiser le temps scolaire pour une meilleure réussite des élèves ? »

Dans l’Yonne, 88 rythmes différents, 170 grilles horaires différentes !

27 écoles ont un rythme expérimental (décret Hamon) qui permet de libérer une après-midi.
A partir du moment où la commune a choisi de mettre en place une organisation particulière (décret Hamon), elles avait obligation de mettre en place un PEDT. 34 PEDT expérimentaux ont été examinés, 12 ont été retenus. 54 PEDT dérogatoires ont été acceptés sur 58 présentés.

Pour les NAP, la gratuité n’est pas la règle : 49 communes déclarent la gratuité, 4 demandent une participation annuelle inférieure à 30€, d’autres seront supérieures à 50€ et certaines n’ont pas encore été estimées.

Les échanges

Le SNUipp est intervenu pour dire que tous les enseignants ne sont pas négatifs mais qu’il ne faut surtout pas se cacher ni minimiser les difficultés qu’ils rencontrent.

Au plan des conditions de travail des enseignants :
- la situation particulière du département où de nombreux collègues ont leur foyer dans un autre département et à qui est imposé un déplacement supplémentaire.
- Les contraintes de préparation supplémentaires qui donnent l’impression de ne plus faire que ça.
- La place des 108 heures, et notamment de l’APC
- Les conditions pour les titulaires mobiles qui ont de grandes difficultés à organiser leur vie personnelle, ne sachant jamais sur quels horaires ils vont travailler
- Le ménage qui n’est plus aussi bien fait, notamment dans les sanitaires. De nombreux collègues retrouvent chaque matin une classe sale.
- Utilisation des salles de classes et du matériel scolaire pour les NAP
- La gestion du temps de transition qui, s’il ne figure que sous forme d’un trait sur un emploi du temps, a en fait une durée et concentre la majeure partie des difficultés.
- la difficulté mentale lorsqu’on est présent dans l’école en même temps que les NAP, mais qu’on n’est plus maître des activités et que les élèves ne comprennent pas ce changement de statut.
- L’impossibiité de rester ranger et préparer sa classe parce qu’elle est utilisée par les NAP (ou la garderie).

Du point de vue des élèves
- la fatigue, notamment en maternelle où on est parfois obligé de les réveiller pour passer de l’école aux NAP ou inversement.
- les règles de fonctionnement qui changent dans les mêmes locaux, les limites et les droits qui diffèrent... alors même que les enseignants sont parfois toujours dans les lieux.
- Nous avons aussi déploré que l’intérêt des élèves aient été peu à peu oublié dans les projets sous les contraintes structurelles qui ont fini par être l’unique guide pour leur élaboration.

L’Inspectrice d’Académie souhaite constituer un groupe de travail pour cadrer plus précisément les organisations et les faire évoluer, en tenant compte de toutes ces remarques et remettant au cœur la plus-value pour les apprentissages.

Elle dit attacher une attention tous particulière à l’école maternelle qui concentre des difficultés spécifiques et à la place des APC dans les organisations.

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