SNUipp-FSU 89

Syndicat National Unitaire des Instituteurs PEGC et Professeurs des écoles

Accueil > Le SNUipp-FSU > Vie Syndicale > Nos priorités pour réussir l’école !

Nos priorités pour réussir l’école !

jeudi 12 juin 2014, par SNUipp 89

Vie Syndicale

Attention, cet article est ancien. N'hésitez pas à vous adresser à la section pour vous assurer que les renseignements qui y figurent sont toujours valables.

Pour la réussite de tous les élèves...

Faire réussir tous les élèves constitue notre engagement quotidien et la mission qui nous est confiée par la nation.
Depuis deux ans, nous attendons les moyens concrets pour répondre à cette ambition. Or, le ministère a
choisi de donner la priorité à une réforme des rythmes comme levier principal de la lutte contre l’échec scolaire
et de la réduction des inégalités. Tout a été fait à l’envers. En étant soumise à la volonté des municipalités guidées
par les contraintes du périscolaire et de leurs capacités inégales de financement, cette réforme relègue
au second plan le temps de l’école pour les élèves et la prise en compte des demandes des enseignants. Il est
incompréhensible que la révision des temps et celle des programmes scolaires (repoussée à 2015 pour la maternelle
et 2016 pour l’élémentaire) n’aient pas été traitées ensemble.

On reste donc encore loin d’une réforme qui permette de construire un projet cohérent pour la réussite des
élèves, recueillant l’adhésion de la communauté éducative. Les difficultés rencontrées cette année (inégalités
territoriales, non gratuité, partage des locaux, confusion des rôles…) vont s’étendre. L’Éducation nationale doit
reprendre la main. La semaine scolaire doit s’organiser selon un cadrage national avec des possibilités de dérogations
émanant des conseils d’école dans l’intérêt du service public d’éducation et non selon le bon vouloir
des collectivités locales. Il n’est pas acceptable que la liberté de choisir ses horaires laissée à l’enseignement
privé puisse, localement, mettre l’école publique en difficulté.

C’est pour cette raison que nous continuons de demander la « non généralisation » de cette réforme, la suspension
de sa mise en oeuvre partout où les équipes enseignantes l’estiment nécessaire et une réécriture complète
du décret Peillon.

... les priorités sont ailleurs !

La réforme des rythmes n’était pas la priorité. Pour nous, les priorités sont ailleurs. Il est plus que temps de
traiter des vrais enjeux de l’école publique : les conditions d’apprentissages des élèves et les conditions de
travail des personnels avec des créations de postes à la hauteur des ambitions.

Il y a des urgences !

La diminution des effectifs par classe, le renforcement conséquent des moyens de remplacement et de l’aide
aux élèves présentant des difficultés sont aujourd’hui des nécessités incontournables. La réussite des élèves,
l’amélioration des conditions de travail passent aussi par du temps dégagé pour les enseignants pour les travaux
pédagogiques, la rencontre avec les parents… Pour cela, l’organisation des 108 heures doit être totalement
revue avec la fin des APC.

Le ministère doit rétablir une formation continue répondant aux besoins professionnels des enseignants
qui a quasiment disparu.
Notre école a besoin d’enseignants formés, reconnus, exerçant leur métier dans des conditions satisfaisantes
et sereines et rémunérés à la hauteur de leur niveau de qualification. Dans un premier temps, les rémunérations
et perspectives de carrière doivent être alignées sur celles des enseignants du second degré.

D’ores et déjà, la prochaine rentrée se prépare dans des conditions qui ne permettront pas d’améliorations
pour l’école et ses personnels. C’est une alerte sociale que nous lançons dès à présent pour la rentrée prochaine.
Nous construirons les actions nécessaires. Pour nous, la question d’une grève nationale est posée.

'