SNUipp-FSU 89

Syndicat National Unitaire des Instituteurs PEGC et Professeurs des écoles

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Permutations

lundi 12 mars 2012, par SNUipp 89

Vie Syndicale

Attention, cet article est ancien. N'hésitez pas à vous adresser à la section pour vous assurer que les renseignements qui y figurent sont toujours valables.

L’Yonne enregistre 28 départs pour 34 arrivées.

Voici quelques chiffres :

Départs :

01 AIN / 1 départ, barème minimum 378.00

21 COTE D’OR 8 départs barème minimum 602

38 ISÈRE 1 départ barème minimum 226.00

45 LOIRET 4 départs barème minimum 43.50

52 HAUTE-MARNE 2 départs barème minimum 416.00

58 NIÈVRE 6 départs barème minimum 26.00

69 RHÔNE 1 départ barème minimum 331.00

71 SAÔNE-ET-LOIRE 2 départs barème minimum 441.00

75 PARIS 1 départ barème minimum 279.00

93 SEINE-SAINT-DENIS 1 départ barème minimum 31.00

973 GUYANE 1 départ barème minimum 38.00

Entrées :

21 COTE D’OR 4 entrées barème minimum 26.00

50 MANCHE 1 entrée barème minimum 214.00

52 HAUTE-MARNE 2 entrées barème minimum 62.00

58 NIÈVRE 4 entrées barème minimum 31.00

60 OISE 1 entrée barème minimum 37.00

69 RHÔNE 1 entrée barème minimum 194.00

75 PARIS 2 entrées barème minimum 35.00

76 SEINE MARITIME 1 entrée barème minimum 87.00

77 SEINE ET MARNE 7 entrées barème minimum 26.00

93 SEINE-SAINT-DENIS 5 entrées barème minimum 226.00

94 VAL DE MARNE 4 entrées barème minimum 61.49

95 VAL D’OISE 1 entrée barème minimum 100.00

971 GUADELOUPE 1 entrée barème minimum 59.00


Mobilité ? 3 enseignants sur 4 n’obtiennent pas la mutation souhaitée :
le ministère doit revoir sa copie.

Les 16 956 enseignants des écoles qui ont participé aux demandes de mutations inter départementales viennent d’être fixés sur leur sort. Force est de constater que cette année, les résultats de cette opération administrative, qui engage leur avenir professionnel et personnel, auront un goût amer pour la très grande majorité d’entre eux. Avec 25 % de satisfaction seulement, le verdict 2012 affiche un taux historiquement faible. La chute se poursuit. L’an dernier déjà, seulement 29,20 % des candidats avaient pu changer de département contre 37,08 % en 2010 et 45,76 % en 2004.

L’immobilité devient une règle à l’Education nationale. Contrairement aux engagements pris par les différents ministres depuis 2006, la mobilité n’est absolument pas favorisée et la grande majorité des demandes reste insatisfaite.

Ce constat d’échec s’explique à la fois par les milliers de suppressions de postes que connaît l’enseignement du premier degré, mais aussi par une politique de ressources humaines tournant le dos aux demandes des enseignants et se contentant d’acter les politiques menées par chaque recteur d’académie. Ainsi, 37 enseignants en situation de handicap n’ont pas eu satisfaction alors que leur demande doit être favorisée prioritairement. Autre exemple, les mutations au titre du rapprochement de conjoints, présentées elles aussi comme prioritaires, sont pour la première fois en dessous de 50% de satisfaction : 45,96% alors qu’ils étaient 53,20 % en 2011, 65,30 % en 2010...

Bon nombre d’enseignants, essentiellement des femmes (88,7% des rapprochements de conjoints non satisfaits), ne pourront concilier leur vie familiale et leur vie professionnelle et seront contraints, parfois, à se mettre en disponibilité entrainant perte de salaire et ralentissement de leur carrière.

Les situations budgétaires des départements conduisent les inspecteurs d’Académie à restreindre les possibilités de mutations. Le SNUipp-FSU renouvelle son exigence d’un réel bilan de politique du ministère de l’éducation nationale en matière de mobilité et un retour à une gestion plus humaine du mouvement interdépartemental. Les règles doivent évoluer et les mutations être à nouveau encadrées par le ministère.

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