SNUipp-FSU 89

Syndicat National Unitaire des Instituteurs PEGC et Professeurs des écoles

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Stage syndical : le travail en chantier

jeudi 12 janvier 2012, par SNUipp 89

Vie Syndicale

Attention, cet article est ancien. N'hésitez pas à vous adresser à la section pour vous assurer que les renseignements qui y figurent sont toujours valables.

Jeudi 16 février, 9h-16h30, IUFM Auxerre

Avec Marianne Baby (Secrétaire Générale du SNUipp) et Youri Meignan (Membre du laboratoire de psychologie sociale du Centre National des Arts et Métiers)

Une école, des élèves... Un film pour débattre.

Un film de Rebecca Houzel.

Sans tabou, ce film ouvre des fenêtres sur la réalité du métier enseignant. Pour le SNUipp-FSU, il y a là matière à de nouveaux débats...

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Il n’est pas nécessaire d’être très fin pédagogue pour s’apercevoir qu’aucune des mesures prises lors de ces dernières années ne correspond à un « mieux d’école » pour nos élèves et l’ensemble constitue une véritable course d’obstacles à bien faire son métier. On demande de plus en plus aux enseignants, dans des conditions de plus en plus difficiles et des temps de plus en plus contraints.
Donner à voir le travail d’une équipe, sans l’ériger ni en modèle ni en référence, illustrer le rôle des professionnels de l’éducation que sont les enseignants, donner à voir leur professionnalité, ouvrir le débat sur le sens que nous donnons à notre métier, c’est ce que nous vous proposons à travers ce film.

Attention :
L’autorisation d’absence est de droit mais doit être demandée à l’Inspectrice d’Académie, sous couvert de votre IEN, au moins un mois avant le stage, soit avant le 16 janvier 2012.
Modèle de lettre en PJ.

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Marianne Baby

“Plus que jamais travailler collectif”

L’enseignant ne peut pas continuer à rester seul dans l’exercice de son métier. A cela, plusieurs raisons. D’abord la place de l’enfant dans la société a changé. Sa relation aux adultes n’est plus basée sur le principe d’obéissance. On attend de lui qu’il s’exprime, on lui donne le droit à la parole. Nécessairement cela a impacté l’école. L’image du maître seul dans sa classe transmettant des savoirs aux élèves, c’est du passé. Le rapport de l’enfant aux savoirs a changé lui aussi. L’école n’est plus le lieu unique d’acquisition des connaissances, il y a la télévision, l’internet, et cela réinterroge la mission de l’école.

Les enseignants ont besoin de reprendre la main sur les transformations de leur métier.

Autre raison, le métier se complexifie. Il faut sans cesse intégrer de nouveaux savoirs, enseigner des disciplines nouvelles, gérer l’hétérogénéité en adaptant ses pratiques aux individus tout en respectant le principe d’égalité de tous les élèves. Or, l’organisation, le fonctionnement et les moyens de l’institution scolaire ne sont pas adaptés à ces mutations. Les cadres explosent, les représentations de l’école et du maître ne tiennent plus et les attentes vis-à-vis de l’école sont plus fortes qu’autrefois. L’ensemble des prescriptions qui sont données demande des compétences multiples, un regard collectif, du travail collectif. Cela suppose de transformer le métier.

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Youri Meignan

“Les enseignants tentent chaque jour de régler subtilement et continûment ces objets professionnels complexes du travail ordinaire.”

Le syndicalisme est de plus en plus enjoint à contribuer à une gestion de la souffrance au travail. Depuis une dizaine d’années différentes pistes visent à reprendre collectivement en main la question de la santé du travail par la revitalisation du métier. Elles montrent la nécessité de s’ancrer dans l’authenticité de la réalisation quotidienne et banale du travail, travail tissé d’arbitrages incessants et d’une extrême subtilité pour faire face aux problèmes ordinaires. Dans le flux de l’activité, ces arbitrages disparaissent derrière des « on se débrouille comme on peut » occultés par les « bonnes pratiques ». Pourtant s’ils deviennent le point de départ de véritables controverses entre pairs cultivant les désaccords sur les manières de faire, on élabore des arguments qui deviennent des ressources partagées. La dispute entre pairs permet aussi d’être armés pour disputer aux directions l’organisation et la conception du travail en faisant autorité dans le travail. Mais cela suppose la constitution de collectifs, qui prennent en charge la controverse... alors que la tradition syndicale est plutôt du côté du rassemblement ! Il y a collectif de travail (et non pas seulement travail collectif) quand on perçoit que les désaccords sont intéressants car ils permettent à l’individu de ne plus être livré à lui-même quand il a des décisions délicates à prendre. Il est urgent de prendre le temps de mener la controverse professionnelle, avec des collectifs qui provoquent le désir de chacun à se déterminer, c’est-à-dire à devenir auteur de ce qu’il fait en participant à l’histoire du métier.


“Les injonctions paradoxales exacerbent les dilemmes professionnels : enseigner et sélectionner, individuel et collectif, compétence et concept, discipline et outil, faire apprendre et faire réussir...”

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